Il y a une règle que je ressors à chaque conférence : pour qu’un show te marque, il faut soigner l’entrée autant que la sortie. Sur l’ouverture, « l’ami » Geoff Keighley a fait mouche. Dès les premières secondes, en reconnaissant ce grain d’image, ce rendu des matières, cette lumière qui sent le savoir-faire maison, mon cerveau a tilté : RE Engine. Et là, le rapprochement s’est fait tout seul avec les rumeurs qui traînaient depuis des mois. Bingo. Resident Evil Veronica existe, c’est bien un remake du mythique Code: Veronica, et c’est Claire Redfield qui rempile. Sortie calée pour 2027 sur PS5, Xbox Series X|S, Switch 2 et PC.
Ce que Capcom a vraiment montré
On reste sur les fondamentaux qui ont fait la légende. Le jeu nous renvoie sur l’île de Rockfort, ce caillou isolé bouffé par les zombies, pour une fuite en avant où l’horreur et la folie se disputent le terrain. Le tout tourne sous RE Engine, le moteur maison qui n’arrête plus de cracher des merveilles, avec à la clé un gameplay modernisé et un niveau de détail qui, sur le trailer, fait déjà saliver. Côté machines, personne n’est lésé : PS5, Xbox Series X|S, Switch 2 et PC via Steam. Pas de fenêtre plus précise que 2027 pour l’instant, et c’est bien la seule frustration de l’annonce.
Resident Evil Veronica, pourquoi ce remake compte autant
Petite confession : Code: Veronica, je ne l’ai jamais fait. C’est même un des trous béants de ma culture Resident Evil, le genre de classique dont on m’a tellement parlé qu’il a fini par prendre une dimension de monstre sacré inaccessible. Sauf que c’est exactement pour ça que ce remake me parle. Capcom a déjà prouvé qu’il savait reprendre un monument sans le trahir, en gardant l’âme et en gommant ce qui a mal vieilli. Si la même recette s’applique ici, je tiens enfin ma porte d’entrée vers un pan de la saga que j’avais laissé filer.

Capcom, cette machine qui ne rate plus rien
Faut être lucide une seconde. Depuis plusieurs années, le studio enchaîne, peu importe la licence, avec une régularité qui force le respect. Ça sort, et c’est bon. Je me suis encore régalé en début d’année sur Resident Evil Requiem, qui m’a rappelé pourquoi cette série me tient depuis si longtemps. Du coup je ne vais pas faire le difficile : quand Capcom annonce un nouveau survival horror sous RE Engine, ma confiance est quasi automatique.
Pour moi, c’est l’annonce la plus lourde de tout le Summer Game Fest 2026. Pas la plus tape-à-l’œil, pas celle qui a fait hurler la salle, mais celle qui pèse vraiment : une institution du survival horror qui ressort son chapitre le plus fou, confiée à un studio au sommet de son art. 2027 va être longue à attendre, et si Resident Evil Veronica tient ne serait-ce que la moitié de ses promesses, on tient déjà l’un des gros morceaux de l’année.




