Avis Resident Evil Requiem, le roi incontesté de l’horreur dicte sa loi

avis Resident Evil Requiem : Si vous me lisez régulièrement, vous savez à quel point je suis un fan inconditionnel de la franchise de Capcom. J’attendais donc ce Resident Evil Requiem, sorti ce 28 février 2026, avec un mélange d’impatience immense et de grande curiosité. Comment le studio allait-il réussir à faire cohabiter les différentes sensibilités de sa saga mythique ? Je préfère vous l’annoncer d’emblée : j’ai pris une claque monumentale.

Je ne me suis pas ennuyé une seule seconde durant mon aventure et j’ai dû me creuser la tête pour lui trouver de véritables défauts. On est face à un condensé absolu de tout ce qui se fait de mieux dans la licence. C’est bien simple, à mes yeux, c’est déjà un candidat très sérieux au titre de GOTY (Game of the Year). Il sera difficile d’aller le chercher, même si des mastodontes comme GTA ou Fable pointent le bout de leur nez.

Le RE Engine fait des miracles

La première chose à signaler en entrant dans le vif du sujet, c’est que le jeu est absurdement beau. Le RE Engine de Capcom fait des miracles depuis pas mal d’années, mais on atteint ici un niveau visuel absolument faramineux. Les effets de lumière sont splendides et renforcent le côté horrifique du titre : on sursaute face à des silhouettes qu’on croit apercevoir dans l’ombre, et les développeurs jouent avec cette paranoïa à la perfection.

On atteint ici un niveau visuel absolument faramineux.

Les reflets sont de toute beauté, tout comme la modélisation des faciès, les giclées d’hémoglobine ou les effets météo (le vent qui fait claquer les volets et se lever les rideaux est prodigieux). J’ai fait le jeu sur mon PC, et l’optimisation est exemplaire. Avec toutes les technologies NVIDIA activées, c’est un sans-faute technique.

avis Resident Evil Requiem

Grace et Leon : la réconciliation des fans

Les derniers opus ont parfois divisé la communauté : d’un côté, les amateurs de la vue à la première personne (FPS) très horrifique avec RE7 et Village, de l’autre, les fans d’action pure à la troisième personne (TPS) avec les remakes du 2, 3 et 4. Pour contenter tout le monde, Capcom a fait très fort en proposant un double point de vue. D’abord, Grace Ashcroft (la fille d’Alyssa Ashcroft, assassinée il y a des années), une agent du FBI peu habituée au terrain. Sa campagne est viscérale, angoissante, et je vous recommande d’y jouer à la première personne pour maximiser ce sentiment de vulnérabilité.

Pour contenter tout le monde, Capcom a fait très fort en proposant un double point de vue.

Ensuite, Leon S. Kennedy, le vétéran aguerri. Avec lui, le gameplay bascule vers une action décomplexée en TPS. Le niveau des animations est « zinzin » : on le voit tirer dans les genoux, se projeter sur les ennemis pour leur écraser la tête contre un mur ou les achever à la hache avec une fluidité folle.

Avis Resident Evil Requiem, le roi incontesté de l'horreur dicte sa loi

S.T.A.R.S !

Côté bestiaire, on retrouve des figures bien connues de la franchise, mais avec une excellente trouvaille : les zombies gardent des traits de caractère de leur vivant. Un ancien militaire continuera d’appuyer machinalement sur la gâchette de son arme, tandis qu’une femme de ménage essaiera de « nettoyer » les murs… avec du sang. Cela humanise (si l’on peut dire) les monstres et casse la monotonie.

Les zombies gardent des traits de caractère de leur vivant.

On croise aussi de superbes Boss et des monstres « Stalkers » qui vous traqueront sans relâche, vous forçant à la ruse. Mais l’horreur ne serait rien sans le Sound Design. Jouer au casque lors des passages avec Grace est terrifiant : grincements de parquet, cris lointains, orage qui gronde… C’est un sans-faute, même si les musiques restent, comme souvent dans la saga, un peu en retrait par rapport aux bruitages.

Avis Resident Evil Requiem, le roi incontesté de l'horreur dicte sa loi

Requiem pour un fou

Les deux personnages n’évoluent pas de la même façon. Grace, moins portée sur le combat, utilise un injecteur/récupérateur de sang. Cela permet de crafter des munitions ou des soins, mais surtout de créer un injecteur hémolytique pour détruire définitivement un cadavre, l’empêchant de revenir à la vie plus tard.

Les deux personnages n’évoluent pas de la même façon.

Pour Leon, oubliez le Marchand ou le Duc. Vous accumulez des points tactiques en tuant des monstres ou en fouillant, que vous dépensez dans un coffre spécial pour améliorer l’arsenal. Mention spéciale au pistolet Requiem, une arme surpuissante partagée par les deux héros. Ses munitions sont extrêmement rares (j’ai dû tirer 15 balles en tout et pour tout), mais sa puissance de feu absolue vous sauvera lors des affrontements les plus désespérés.

Avis Resident Evil Requiem, le roi incontesté de l'horreur dicte sa loi

Un level design magistral pour une boucle un peu scolaire

L’alternance entre Grace et Leon est imposée par le jeu, et c’est une excellente chose. Le rythme est parfaitement dosé sur les 14 heures que dure l’aventure (la durée de vie idéale). Le level design, notamment dans le centre de soins du début, est un cas d’école. Les chemins s’interconnectent de façon organique, rappelant le génie du commissariat de RE2 Remake.

Le level design, notamment dans le centre de soins du début, est un cas d’école.

La tension est maintenue de main de maître grâce à l’ajustement dynamique de la difficulté : le jeu vous donnera juste assez de balles pour survivre sur le fil. Si je devais trouver un seul défaut, c’est que la structure globale reste très (trop) scolaire. On est toujours bloqué par trois fusibles à trouver, ou trois manivelles à insérer. Les énigmes ne demandent jamais un sens logique accru, se contentant de simples observations. C’est efficace, mais un peu classique.

Avis Resident Evil Requiem, le roi incontesté de l'horreur dicte sa loi

Racoon Deck City

Vu la claque technique sur mon gros PC, je craignais le pire pour le Steam Deck. Et pourtant, c’est une très grande surprise : le jeu tourne plutôt bien ! En laissant la console gérer son profil graphique, j’obtiens entre 40 et 45 images par seconde, avec de très rares chutes. L’écran plus petit pardonne les concessions visuelles et l’ensemble reste totalement jouable et fluide.

Le Steam Deck fait étonnamment bien tourner le titre, au prix de quelques concessions graphiques.

Si vous avez le matériel, privilégiez un gros PC pour profiter de la direction artistique au maximum. Mais pour les joueurs nomades, j’ai une astuce : utilisez l’utilitaire Lossless Scaling. Il permet d’activer la génération de frames (Frame Generation) sur le Deck, ce qui m’a permis de jouer à 60 FPS de façon totalement fluide et stable. Bluffant !

avis Resident Evil Requiem : fiche d’identité du jeu

🏢 ÉditeurCapcom👥 Public+18
🛠️ DéveloppeurCapcom🤝 Fourni par l’éditeurOui
📅 Date de sortie28 février 2026💻 Testé surPC & Steam Deck
🎮 PlateformesPC, PS5, Xbox Series, Switch 2⏱️ Temps de jeu14h (Campagne terminée)

✅ POINTS POSITIFS

❌ POINTS NÉGATIFS

➕Le RE Engine absolument faramineux (lumières, reflets) ➖Une boucle de gameplay très classique (la règle des 3 objets)
➕Le duo Grace/Leon qui réconcilie horreur pure et action
➕Le Sound Design tétanisant (à faire au casque)
➕La mécanique du sang (craft et destruction de cadavres)
➕Incroyablement bien optimisé (PC et Steam Deck)
➕Un level design interconnecté magistral
➕Le bestiaire humanisé

Note : 18/20

Noopinho
Noopinho

Explorateur du paysage vidéoludique et grand dévoreur de RPG (quand j'ai le temps).