Je l’écrivais tout à l’heure à propos de Resident Evil Veronica : dans une conférence qui se respecte, il faut savoir réussir son entrée et soigner sa sortie. Pour sa sortie, la Summer Game Fest 2026 n’a pas vraiment joué la carte du risque. On savait le jeu en chantier, le remake ayant été annoncé en trois actes dès le départ, donc le voir débarquer tenait plus de l’évidence que du coup de théâtre. Reste que Final Fantasy VII Revelation est désormais officiel, daté (enfin la période de sortie), et qu’il vient refermer l’un des chantiers les plus ambitieux du jeu vidéo de ces dernières années.
Final Fantasy VII Revelation : printemps 2027 et day one partout
Square Enix vise le printemps 2027, soit l’année des trente ans du FF7 original sorti en 1997. Et la vraie info, celle qui change tout pour beaucoup de monde, c’est la sortie simultanée sur PS5, Nintendo Switch 2, Xbox Series X|S et PC (Steam, Epic, Xbox PC). Côté histoire, on retrouve Cloud et sa bande face à une planète au bord du gouffre, un Séphiroth tout proche de son apothéose, et une équipe endeuillée par la perte d’une alliée.
À bord du Highwind, ils lancent une course contre la montre pour empêcher Météore de tout balayer. C’est le dernier chapitre de la trilogie, et l’aboutissement de trente ans d’histoire pour la licence. La bande-annonce a été présentée par le directeur Naoki Hamaguchi, accompagné de Matt Mercer, voix anglaise de Vincent Valentine.
Fini l’exclu PlayStation, et c’est une vraie bonne nouvelle
Petit retour en arrière pour comprendre pourquoi ce point me réjouit autant. Les deux premiers épisodes ont été des exclusivités PlayStation temporaires, et pas pour quelques semaines : il a fallu patienter de longues années avant de les voir arriver sur PC, et encore plus longtemps sur les autres machines. Concrètement, si vous n’étiez pas sur console Sony, vous regardiez le train passer. Là, Square Enix coupe court au supplice : tout le monde part sur la même ligne de départ, et chacun joue sur la plateforme de son choix dès le jour de la sortie. Pour un projet de cette ampleur, c’est exactement le genre de décision qui sépare une frustration d’un plaisir immédiat.

Highwind, parachute et système FITS : ce que montre la bande-annonce
Côté terrain de jeu, on passe à un monde ouvert que l’on explore librement avec le mythique aéronef Highwind. Mieux : on peut sauter en parachute à peu près n’importe où pour enchaîner les airs et le sol en un clin d’œil. Avec Météore à l’horizon et les Armes qui sèment la pagaille, il faudra choisir où aller et qui aider en priorité. Le combat reprend le système hybride de la trilogie, ce mélange d’action en temps réel et de Mode tactique, peaufiné et élargi avec de nouveaux personnages jouables.
Vincent Valentine débarque en tireur surpuissant, transformations bestiales à l’appui, pendant que Cid Highwind impose son rythme à coups de lance, en cible unique ou en dégâts de zone. Nouveauté à surveiller de près, le système FITS permet d’équiper des tenues qui rappellent les jobs classiques de la saga, comme le Mage noir ou le Guerrier, et débloque les compétences associées. Au passage, de nouveaux décors à arpenter : l’archipel ensoleillé de Mideel, le pays guerrier de Wutai ou les terres gelées du nord.
Hypé mais sur mes gardes
Je ne vais pas faire semblant : Final Fantasy VII Rebirth m’a un peu lessivé. Plusieurs dizaines d’heures à fond, emballé, puis l’open world bourré de remplissage a fini par avoir raison de ma patience, au point de rusher la fin. Et c’est rageant, parce que ça a sali mes dernières impressions sur un jeu qui m’avait pourtant tenu en haleine. Du coup, ce nouveau monde ouvert et son Highwind me font de l’œil autant qu’ils m’inquiètent : la liberté, c’est génial tant qu’elle ne se transforme pas en checklist sans fin.
J’attends de voir si Square Enix trouve enfin le juste équilibre entre le contenu qui compte et le remplissage qui meuble. Ceci dit, un nouveau Final Fantasy reste un événement, et la clôture du remake d’une légende encore davantage. Alors oui, je le prendrai day one, sans la moindre hésitation. Final Fantasy VII Revelation n’a plus qu’à me prouver que cette fois, la liberté ne rime pas avec corvée.




