Une première production
Derrière Trash Day se trouve le studio indépendant Off By One Games, fondé par plusieurs vétérans de l’industrie ayant notamment travaillé pendant près d’une décennie sur Rocket League. Basé entre San Diego et Flagstaff aux Etats-Unis, le studio signe ici son premier projet : un jeu coopératif entièrement tourné vers la physique, les situations absurdes et le travail d’équipe. Particularité intéressante, Off By One Games assure à la fois le développement et l’édition du titre, une formule de plus en plus courante chez les petits studios indépendants souhaitant conserver une totale liberté créative.
Sorti sur PC sur Steam en octobre 2026, Trash Day se présente comme une aventure coopérative légère et accessible où l’objectif n’est pas de sauver le monde, mais simplement vivre la plus belle vie possible de raton laveur.

Le principe est aussi simple que réjouissant. Aux commandes d’un ou de ratons laveurs fraichement évadés, les joueurs doivent fouiller les différents environnements à la recherche de détritus, d’objets de valeur et de tout ce qui pourrait remplir leur chariot. Le but est d’amasser un maximum de trésors de récupération afin de poursuivre leur voyage vers un paradis rêvé.
Les objectifs sont globalement très simples : explorer une zone, fouiller les poubelles et recoins, récupérer tout ce qui semble avoir un peu de valeur puis tenter d’amener le chariot jusqu’au prochain point de contrôle. Les sessions restent dynamiques grâce à des phases de fouille relativement rapides même si certains objets particulièrement rentables se révèlent parfois bien cachés.
Une aventure solo pas fun fun

Trash Day propose un mode solo, mais celui-ci ressemble davantage à une option qu’à une véritable façon de découvrir le jeu. L’aventure reste réalisable seul, mais plusieurs séquences deviennent rapidement laborieuses.
Certains obstacles semblent clairement pensés pour plusieurs ratons laveurs. Là où un groupe se coordonne naturellement pour pousser, porter ou débloquer une situation, le joueur solitaire doit souvent multiplier les allers-retours. Le résultat fonctionne, mais demande nettement plus de temps et de patience. Le jeu perd alors une bonne partie de son intérêt et de son rythme.
En revanche, on ne peut pas dire que la ballade ne vaut pas le coup d’oeil ! Les graphismes sont simples, tendant vers le cartoon. La palette de couleur est plaisante et les différentes zones ont toutes leur identité bien marquée.
Le Balafré dans ma partie ??
J’ai également passé du temps dans des parties ouvertes où n’importe quel joueur peut rejoindre l’aventure. L’expérience se révèle alors assez imprévisible.
Certains participants se montrent particulièrement coopératifs et contribuent réellement à la progression du groupe. D’autres, en revanche, semblent surtout présents pour semer le chaos : vider le contenu du chariot, déplacer les objets essentiels ou encore jeter le précieux véhicule au fond d’une falaise.
Heureusement, les développeurs ont anticipé (ou pas) ce genre de situation grâce à un système de sauvegardes régulières et de points de contrôle. Ceux-ci permettent de relancer la progression sans perdre une portion excessive de l’aventure, qu’un joueur mal intentionné ait saboté la partie ou que l’équipe ait simplement accumulé les mauvaises décisions. Parce que, soyons honnêtes, il arrive aussi de faire n’importe quoi tout seul (et c’est la reine du misclick qui vous le dit!)
Une coopération chaotiquement amusante
C’est évidemment en coopération que Trash Day dévoile tout son potentiel. Le titre adopte volontairement un ton très grossier dans son approche physique : les personnages trébuchent, s’accrochent maladroitement aux objets et provoquent régulièrement des situations absurdes.
Tout n’est cependant pas parfait. Les déplacement manquent parfois de précision et les collisions montrent occasionnellement leurs limites. Il n’est pas rare de voir certains objets traverser le décor ou réagir de façon inattendue.
Pourtant, derrière cette apparente maladresse se cachent plusieurs idées bien pensées. J’ai particulièrement apprécié la possibilité de bouger librement les bras de son raton laveur afin d’indiquer une direction ou de donner des consignes à ses coéquipiers. C’est un détail mais il participe énormément au potentiel comique du jeu. Dans les faits, communiquer avec un micro reste évidemment beaucoup plus efficace, mais ces animations renforcent l’identité déjantée de l’aventure.


Trash Day est un jeu coopératif qui connaît parfaitement ses forces. Son mode solo existe mais peine à convaincre, tandis que la coopération transforme chaque obstacle en prétexte à des situations absurdes et mémorables.
J’ai terminé l’aventure en 5h30 réparties entre 2 heures en solo, 1h30 en partie ouverte avec des inconnus et 1h30 en coopération avec mon très cher SoloGeek (merci!).
Entre amis habitués à jouer ensemble, l’aventure peut se boucler en 4h. Ce n’est sans doute pas le jeu de l’année, mais c’est exactement le type de petit titre indépendant capable de transformer une soirée entre amis en un enchaînement de fous rires et d’anecdotes à raconter.
- Concept simple et efficace
- Très amusant en coopération
- Une musique d'ambiance très sympa !
- Des points de contrôle pour des sauvegardes régulières
- Solo peu intéressant
- Collisions occasionnellement défaillantes
- Un peu court dans le temps
- Endgame limité à recommencer les niveaux



