Salut tout le monde ! Premier test chez Noopinho Games pour moi ! Aujourd’hui, on parle de Chained Beasts. C’est un roguelite coopératif dont le but est de s’échapper, seul ou en équipe, d’arènes impitoyables, en combattant enchaînés à la manière de gladiateurs au sang-froid ou de bêtes sauvages.
Le jeu se déroule sur dix jours. Vous parcourez trois régions : Carthage, Germanie et Rome, la ville de notre potentielle libération. Vous passez trois jours et trois nuits dans chacune d’elles. Le jour, ce sont les combats brutaux où vous affrontez des hordes de guerriers sanguinaires. La nuit, vous aurez la possibilité de vous soigner, de vous entraîner, d’acheter des objets et d’apprendre de nouvelles compétences qui vous faciliteront grandement la tâche.
On va surtout parler du gameplay. L’histoire est secondaire, voire anecdotique…
Chapitrage
Qui est-ce qu’on incarne ?
Neuf bêtes. Chacune a sa spécialité. Que vous soyez adepte des esquives ou que vous aimiez foncer dans le tas, dès le début du jeu, vous en aurez trois à votre disposition : le rhinocéros, le bouquetin et le loup. En multipliant les parties, vous finirez par débloquer les six autres (panthère, ours, aigle, lion et singe).
Le fait de jouer avec vos amis vous poussera à créer des synergies. Exemple : l’un de vous est à l’aise avec les esquives ? Le bouquetin est la meilleure option, car il permet de les enchaîner à toute vitesse en consommant très peu d’endurance. L’autre joueur préfère le corps à corps ? L’ours se déplace plus lentement, mais fait le double de dégâts.
À vous de découvrir la bête qui vous correspond pour aller au bout de ces dix jours.

Ce n’est pas de la maltraitance animale ! Enfin presque…
La principale mécanique du jeu repose sur les chaînes. Elles sont de différentes tailles : fixes, avec un rondin, un boulet… De quoi satisfaire tous les adeptes du bondage. Celles-ci prennent tout leur sens en coopération.
Exemple : je suis en partie avec mon p’tit pote. Je vais à droite, lui à gauche. Nous sommes (débiles) et donc bloqués. Nous devons nous mettre d’accord sur la destination à prendre, sauf que dans cette arène, nous combattons Barca, qui a pour monture un ÉNORME rhinocéros. Il nous charge, passe sur la chaîne qui est entre nous et nous traîne comme des malpropres à l’opposé de l’arène. On se retrouve à terre, à la merci des guerriers. Si nous étions une bonne équipe, nous aurions communiqué, esquivé le rhino, fait tomber nos adversaires grâce aux chaînes et gardé nos précieux PV.
Le gameplay ne se résume pas uniquement à cette mécanique. Vous avez un arsenal d’armes varié, typique des combats d’arène. Fléau, épée, lance, massue pour le corps à corps ; l’arc, le lancer d’armes ou d’objets comme des vases ou des pierres pour garder la distance et, enfin, un bouclier pour parer et étourdir les assaillants. Certains ennemis peuvent être mis à terre, ce qui vous donnera l’opportunité de profiter des pièges présents dans l’arène pour les empaler.
Vous êtes du genre passif ? La foule vous huera et vous jettera des pierres ou d’autres objets.
Le jeu vous pousse à varier votre style de combat. Je m’explique : la foule veut voir du spectacle, être en délire. Pour cela, il faut utiliser toutes les ressources qui vous sont proposées : les armes, les lancers et les exécutions. Rien n’affolera plus la foule que la diversité et le rythme de vos affrontements. Vous êtes du genre passif ? La foule vous huera et vous jettera des pierres ou d’autres objets.
Vous serez évalués chaque jour sur la variété (diversité) et le tempo (rythme) de vos combats. En fonction de vos résultats, vous obtiendrez des pièces que vous dépenserez chez le marchand.

Ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre !
Avant chaque combat, le propriétaire vous lance un défi. Si vous l’acceptez et le réussissez, il vous donne une bonne quantité de pièces. En cas de défaite, c’est un malus permanent (représenté par un à trois crânes selon la gravité).
Après chaque combat, la nuit tombe. C’est le moment de se soigner chez l’infirmier… Enfin, presque ! Vous avez le choix entre quatre potions, chacune d’elles vous rend plus ou moins de santé. La moins efficace, l’eau, vous rend peu ou pas de PV. Les autres vous en rendent, mais vous infligent un malus qui va d’une simple perte d’endurance à la perte d’un œil, ce qui réduit grandement votre champ de vision à l’écran.
Juste après vient l’entraîneur. Chez lui, vous soulevez de la fonte (oui), d’une à trois répétitions. Vous avez une jauge, cinq haltères, un crâne et, à chaque soulevé, vous montez d’un palier. À vous, et à votre chance, de vous arrêter avant le crâne, sous peine d’obtenir une nouvelle fois un malus. Si vous passez un niveau, l’entraîneur vous accorde une compétence et une augmentation de 5 % de vos PV actuels.
Pour finir, il y a le marchand. Vous dépensez vos pièces chez lui. Vous avez le choix entre deux passifs permanents, des objets ou armes améliorés supplémentaires qui apparaîtront dans l’arène, un soin ou un équipement que vous prenez dans votre geôle avant de partir au combat.
Bon à savoir : les passifs sont similaires aux compétences données par l’entraîneur, les armes ont des points de durabilité (nombre de coups avant qu’elles ne se brisent), le soin est immédiat et l’équipement confère un effet au porteur.



Des combats exigeants dans des arènes banales…
Petite déception concernant le bestiaire du jeu… Les arènes ne m’ont pas marqué non plus. Elles sont assez simples visuellement. J’aurais aimé des combats plus spectaculaires, avec des affrontements contre des bêtes et des arènes un peu plus fournies, comme on peut le voir dans certains films tels que les Gladiator ou les Ben-Hur.
On ne s’ennuie pas, loin de là, mais je trouve qu’à part les élites (mini-boss) et les boss de chaque région, les guerriers que nous combattons ont tous plus ou moins les mêmes apparences, armes, attaques et déplacements.
Les élites et les boss, par contre, une fois dans l’arène, ont un impact direct sur votre façon de jouer. Les guerriers vont immédiatement se mettre en formation défensive devant leur chef pour vous faire vivre un véritable cauchemar.
Les boss de chaque région sont géniaux : Barca, qui chevauche son rhinocéros ; Goliath, qui bondit et charge sans interruption avec ses attaques au rondin de bois ; Praefectus, muni de son bouclier et de son épée, qui aura toujours des soldats collés à lui ; Machinatrix, le plus impitoyable, qui envoie une chaîne d’un bout à l’autre de l’arène, tire dessus et frappe en tournoyant avec sa lance…
Une fois vaincus, vous serez face à l’Empereur, dernier obstacle à votre libération (le sosie de Jules César… étonnant ?).

Direction artistique simple, mais efficace
Je n’ai jamais joué à un jeu qui ressemble à Chained Beasts. Le style est original, mais c’est ce qui fait son charme. C’est lisible, et c’est tout ce qui compte dans un roguelite. Chaque bête est reconnaissable, l’ATH ne demande pas d’effort considérable pour être compris.
L’OST, quant à elle, est oubliable. Dommage, car dans un jeu comme celui-ci, une musique entraînante aurait été la bienvenue.

- Gameplay atypique grâce aux chaînes
- Variété de builds
- Gameplay nerveux
- La coopération
- Les combats de boss
- Rejouabilité lassante
- OST timide
- Arènes qui se ressemblent les unes aux autres
- Bestiaire sans diversité
Chained Beasts vous donnera du fil à retordre. Les combats sont exigeants et maîtrisés, les possibilités de gameplay sont variées et chaque partie est unique.
Le jeu est conçu pour y jouer avec vos amis, mais le solo fait le café. Petite déception concernant quelques défauts comme les arènes, le bestiaire ou l’OST, mais ces éléments sont facilement oubliables grâce au gameplay.
Cela dit, j’ai apprécié le jeu pour ce qu’il avait à me proposer et, si vous souhaitez jouer à un roguelite original entre amis, n’attendez plus !



