Le genre du cozy farming est souvent dominé par la solitude apaisante d’un héritage rural, où l’on retape une ferme abandonnée à son propre rythme. Avec Farming Camp, Innerfire Studios et SOEDESCO tentent une approche légèrement différente. Fini l’héritage d’un grand-père mystérieux ; place à la compétition estivale ! Mais cette petite pression compétitive s’intègre-t-elle bien à la douceur habituelle du genre ?
Chapitrage
Une narration charmante sous le signe de l’Arbre Éternel
Dans Farming Camp, vous incarnez Alessandra, une adolescente pleine d’ambition qui participe à un camp d’été agricole pas comme les autres. Son but ultime ? Remporter le prestigieux titre de gardienne de l’Arbre Éternel. Pour cela, elle ne sera pas seule. Le jeu met un fort accent sur l’esprit d’équipe et la narration, puisqu’Alessandra est accompagnée de deux autres apprentis fermiers.
L’histoire se rapproche parfois d’un visual novel léger. On prend un réel plaisir à découvrir les petites histoires de la communauté, les éclats de rire et les imprévus du camp. Les personnages sont hauts en couleur, bien écrits, et donnent une véritable âme à ce petit monde dessiné à la main.
Un gameplay qui mêle coopération et compétition
La grande originalité de Farming Camp réside dans sa structure. Vous devez gérer votre ferme en équipe. Pour cela, vous pouvez assigner des tâches à vos deux compagnons pour optimiser vos journées. Il faut cultiver, s’occuper des animaux et pêcher, ce qui reste très classique pour le genre et un peu répétitif sur le long terme.
Cependant, chaque action vous rapporte des points dans le cadre du concours du camp. Entretenir le camp et accomplir des quêtes hebdomadaires vous permettront de gravir les échelons pour que votre équipe finisse première. Cette petite dose de compétition dynamise la routine sans pour autant rendre l’expérience stressante, ni même passionnante.
Des mini-jeux pour briser la routine
Pour éviter la monotonie inhérente à l’arrosage quotidien des plantations, le titre propose une série de mini-jeux plutôt bien sentis. Il s’agit de chasser des nuisibles dans une course contre la montre, de couper du bois en rythme ou de piloter un bateau pour attraper des poissons. Cela apporte une certaine petite plus-value sur le gameplay même si cela reste au final assez banal. Une fois par semaine, le samedi, le jeu vous demandera de réaliser une recette dans la cuisine. S’ensuit un mini-jeu qui vous demandera de réunir au fur et à mesure les ingrédients.
La direction artistique : un tableau chaleureux
Visuellement, le jeu opte pour une vue de dessus en 2D entièrement dessinée à la main. Le résultat est lisible, coloré et extrêmement chaleureux. Le camp fourmille de petits détails attachants. La direction artistique donne au camp un statut de personnage à part entière, le rendant aussi mémorable qu’un village de Stardew Valley ou qu’une île d’Animal Crossing. C’est vraiment le point fort du jeu et c’est ce qui m’a attiré avant d’y jouer : j’avais parfois l’impression de retrouver visuellement The Legend of Zelda : The Minish Cap.




- La direction artistique 2D dessinée à la main, superbe
- L'esprit de franche camaraderie et le scénario touchant
- Les mini-jeux qui cassent un peu la routine
- Déléguer les tâches à deux compagnons
- Les dialogues
- Une boucle de gameplay qui reste classique sur le long terme
- Ne travaille pas le week-end
- Pas de personnalisation du personnage
Farming Camp est une excellente surprise pour les amateurs de gestion douce. En remplaçant la ferme solitaire par un camp de vacances compétitif et narratif, Innerfire Studios réussit à renouveler la formule du genre sans en perdre l’essence réconfortante. Un titre parfait pour prolonger l’été. Personnellement, hormis l’aspect visuel du titre que j’aime beaucoup, il faut avouer qu’une fois le jeu lancé, Farming Camp n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais.



