Après une première aventure remarquée, nos amis à la longue queue tachetée reviennent dans Marsupilami 2 – Salsa Palombia. Comme son nom le laisse deviner, cet opus place la musique au cœur de son expérience. Mais cette nouvelle escapade parvient-elle à garder le bon tempo jusqu’au bout ? Voici notre verdict.
Chapitrage
Une direction artistique chaleureuse et dépaysante
Dès les premiers instants, Marsupilami 2 flatte la rétine. Le jeu est visuellement très coloré et dégage une atmosphère particulièrement chaleureuse. On prend un réel plaisir à explorer les différents environnements.
La progression s’articule de manière classique mais efficace : on voyage d’île en île, chacune proposant un univers visuel et sonore qui lui est propre. On retiendra notamment les excellents niveaux de « La ville en folie » ou encore l’ambiance plus moite et dense de la « Jungle Heavy ». À la fin de chaque île, un boss vient ponctuer votre progression, offrant des affrontements qui viennent casser la routine de la plateforme classique.

On prend les mêmes et on recommence
Pour les joueurs ayant apprécié le premier épisode, Marsupilami 2 – Salsa Palombia s’inscrit clairement dans la continuité. Visuellement, les développeurs ont choisi de conserver la même direction artistique colorée et chaleureuse qui avait largement contribué au charme du jeu original. Les animations, les environnements et même une grande partie du bestiaire rappellent immédiatement le premier opus. Côté gameplay, les sensations restent également familières puisque la plupart des combinaisons de touches et des actions de base ont été reprises presque à l’identique.
Les déplacements sont plus fluides, les actions plus réactives et le personnage répond avec davantage de précision aux commandes.
La principale évolution concerne la gestion des Marsupilamis : là où le premier jeu permettait de passer librement d’un personnage à l’autre, ce second épisode impose le duo sélectionné au début du niveau, ce qui modifie sensiblement l’approche de l’exploration et des énigmes. Heureusement, cette formule s’accompagne d’une amélioration notable de la maniabilité. Les déplacements sont plus fluides, les actions plus réactives et le personnage répond avec davantage de précision aux commandes, ce qui rend l’expérience globalement plus agréable, notamment lors des séquences demandant un timing précis.


Un trio au poil, mais des duos imposés
Côté casting, on retrouve avec plaisir les trois Marsupilamis emblématiques de la série : Punch, Twister et Hope. La grande originalité de cet épisode repose sur son gameplay asymétrique. Au début de chaque niveau, le jeu sélectionne automatiquement deux personnages parmi les trois disponibles, obligeant le joueur à jongler régulièrement entre leurs compétences respectives. Chaque Marsupilami possède en effet un talent unique qui s’avère indispensable pour progresser ou atteindre certains secrets.
L’observation de l’environnement joue ainsi un rôle central dans l’aventure. Twister est capable de virevolter sur lui-même pour se propulser dans les airs et atteindre des plateformes éloignées ou situées en hauteur. Hope, quant à elle, peut se transformer en une imposante boule rebondissante, idéale pour franchir certains obstacles, traverser des zones dangereuses ou accéder à des passages autrement inaccessibles. Enfin, Punch mise sur sa puissance : il peut effectuer une projection vers l’avant lorsqu’il est en plein saut, une technique redoutable pour éliminer les ennemis et franchir certaines portes qui lui sont exclusivement réservées.
Le jeu encourage donc en permanence à combiner les aptitudes de chaque héros et à alterner intelligemment entre eux.
Le jeu encourage donc en permanence à combiner les aptitudes de chaque héros et à alterner intelligemment entre eux afin de récupérer tous les fruits disséminés dans les niveaux et découvrir les nombreux passages cachés. Les joueurs moins à l’aise avec certaines compétences, notamment les déplacements parfois délicats de la forme boule de Hope, seront toutefois rassurés d’apprendre qu’il est généralement possible de poursuivre l’aventure sans exploiter systématiquement toutes les capacités spéciales. Ce choix de conception rend l’expérience à la fois accessible et suffisamment riche pour récompenser les plus curieux.
Exploration et 100% : Les complétionnistes aux anges
Si traverser les niveaux en ligne droite est possible, le jeu encourage fortement l’exploration. Les environnements regorgent de passages secrets dissimulés qui permettent de récolter de généreuses réserves de fruits, mais surtout de déverrouiller des « Dojos ». Ces derniers sont des salles spéciales proposant de relever des défis corsés afin de remporter une précieuse note de musique. De plus, sachez que certains niveaux nécessitent d’être refaits pour espérer atteindre les fameux 100% de complétion puisque certains niveaux seront à déverrouiller contre une certaine quantité de fruits. Pour vous aider, Marsupilami 2 – Salsa Palombia propose un mode « salsa » qui permet de reparcourir les précédents niveaux pour récupérer un max de fruits. Pour cela, il faudra réussir à parcourir le niveau avec un certain « flow » pour faire augmenter le multiplicateur jusqu’à un maximum de x4 et chaque passage de multiplicateur fait changer le rythme de la musique. Une bonne nouvelle pour la durée de vie.
La musique dans la peau ?
Si Marsupilami 2 – Salsa Palombia affiche d’emblée ses ambitions musicales, le résultat laisse toutefois un léger sentiment d’inachevé. Les différentes pistes qui accompagnent l’aventure sont agréables à l’écoute et insufflent un rythme appréciable à l’exploration, mais aucune ne parvient réellement à marquer les esprits ou à devenir mémorable. Surtout, le thème musical aurait mérité d’être davantage intégré au cœur du gameplay.
On pouvait imaginer un système reposant sur l’enchaînement de mouvements en cadence, des séquences de plateformes synchronisées avec la bande-son ou encore une musique évoluant en fonction de la progression du joueur. Le jeu esquisse bien quelques idées en ce sens, notamment lors de certains affrontements contre les boss où il faut esquiver des attaques prenant la forme de notes de musique. Ces moments apportent une touche d’originalité bienvenue, mais restent finalement trop rares pour exploiter pleinement le potentiel du concept.
Au final, si l’univers musical sert efficacement l’identité du jeu et son ambiance colorée, il demeure davantage un élément de décor qu’un véritable pilier de l’expérience. Pour un titre dont le sous-titre est directement lié à la musique, difficile de ne pas ressortir avec l’impression qu’une belle occasion a été partiellement manquée.
- Des graphismes très colorés et une ambiance chaleureuse
- Progression accessible
- Une excellente rejouabilité avec les passages secrets, les Dojos et le 100%
- Une bande-son anecdotique
- Multijoueur que local
- Peu de différence avec le premier
Marsupilami 2 – Salsa Palombia est une belle aventure, généreuse et pleine de bonnes idées, à l’image de sa thématique musicale omniprésente et de son système de duo imposé. Cependant, son équilibrage hasardeux l’empêche de s’adresser sereinement aux enfants, le réservant plutôt aux amateurs de jeux de plateforme un peu plus aguerris et prêts à recommencer certains passages.



