L’avis de Noopinho : Chorus, un peu plus près des étoiles

L’avis de Noopinho : Chorus, un peu plus près des étoiles

14 janvier 2022 0 Par Noopinho
Hello les amis !

On se retrouve aujourd’hui pour un nouveau test, celui de Chorus. Ce shooter spatial est sorti le 3 décembre dernier sur à peu près toutes les plates-formes hormis la Switch.

Je ne suis pas un grand expert du genre, même si vous pouvez retrouver mon avis sur Star Wars Squadrons juste ICI. Mais ce titre me faisait envie, car la communication a beaucoup mis en avant sa narration, chose qui est primordial pour moi.

Chorus est-il une réussite, avec à la fois un gameplay plaisant et une histoire intéressante ? C’est ce que nous allons découvrir dans ces prochaines lignes.


Renégate et culte occulte

Chorus nous met aux commandes de Nara, une pilote de vaisseau particulièrement talentueuse. Cette dernière était autrefois le bras armé du Culte, une sorte de secte totalitaire, adoratrice du Prophète.

Nara a décidé de tourner le dos à son passé, car lors de sa dernière mission, elle a dû éradiquer purement et simplement une planète entière. Prise de remords, elle va décider de se battre désormais avec la résistance, et d’affronter son ancien mentor : Le Prophète.

Le scénario de Chorus sent un peu le déjà-vu, mais il fonctionne parfaitement bien à mon goût. La quête de rédemption de notre héroïne qui cherche à se racheter de ses fautes est particulièrement intéressante.

La quête de rédemption de Nara est particulièrement intéressante.

Il y a d’ailleurs deux éléments supplémentaires que j’ai trouvé assez intéressants. Tout d’abord le vaisseau de Nara, il se nomme Forsaken et possède sa propre histoire mais également sa propre personnalité. Il va venir commenter et même soutenir les actions de la renégate.

L’autre point, c’est que nous écoutons parfois ce que Nara se dit dans sa tête, un peu comme si elle avait une petite voix qui lui soufflait des choses. Ce procédé me rappelle d’ailleurs un peu Hellblade Senua’s Sacrifice, un jeu qui avez su me marquer.

Pour ces raisons l’histoire de Chorus est vraiment agréable à parcourir, même si elle n’atteint pas des sommets de narration. Il vous faudra une dizaine d’heure pour voir le bout de l’aventure, ce qui est correct pour le genre, et permet de ne pas ressentir de lassitude. De plus, le titre propose un tas de quêtes annexes, qui permettent de rallonger encore un peu la durée de vie.


Haute voltige

Je pense que vous l’avez compris, Chorus est un shooter spatial, un peu à l’instar de Star Wars Squadrons. La caméra se situe à la troisième personne, et votre but sera de compléter tout un tas de mission dans un monde semi-ouvert.

Ce dernier est composé de plusieurs systèmes, qui sont tous assez vastes. Il faut bien le dire, le terrain de jeu du titre est plutôt conséquent, même si évidemment on le parcourt assez vite avec notre vaisseau.

Le vaisseau est d’ailleurs l’élément clé de tout le gameplay de Chorus. Je trouve qu’il se manie assez facilement une fois qu’on prend le coup de main. Il faut gérer l’accélération et le freinage avec le joystick gauche, et les rotations avec le droit. Je dis bien rotations au pluriel, car vous allez en faire des envolées spectaculaires dans le ciel. Une fois que Forsaken est maitrisé, c’est un vrai régal de se déplacer dans cet univers, et d’affronter ses adversaires.

Car oui, il sera bien question d’affrontements spatiaux. Vous disposez de 3 armes principales pour faire des dégâts, tout d’abord un Gatling, sorte de mitrailleuse, un lance-missile, et enfin des canons lasers qui servent à faire tomber les boucliers adverses. Il sera possible d’améliorer son équipement en achetant directement du nouveau matériel dans un avant-poste.

Une fois le gameplay maitrisé c’est un vrai régal de se déplacer et affronter ses adversaires.

L’amélioration du matos ne sera pas votre seule montée en compétence car Nara possède également des capacités spéciales qui se nomme « rites ». Ces derniers vont lui permettre par exemple de se projeter derrière un ennemi, ou encore d’envoyer des décharges électriques pour faire tomber les boucliers. Notre héroïne va également voir ses compétences évoluer au fur et à mesure de l’aventure, en remplissant des objectifs. Comme par exemple tuer un certain nombre d’adversaire, ou encore utiliser tant de fois une compétence.

Toutes ces évolutions possibles de Nara et Forsaken permettent un véritable sentiment de progression, à la fois inhérent à notre propre progression manette en mains, mais aussi à la montée en puissance de nos compagnons de route.

Petit point important également, je n’ai jamais été un grand fan de ce type de titre, en général je me lasse assez vite. Et bien ce n’est pas le cas ici avec Chorus, le jeu propose une quête principale assez variés, avec des objectifs différents et des missions annexes pour la plupart sympathique pour ne pas tomber dans une répétitivité. Je trouve que le rythme du jeu est bien maîtrisé.


La voix lactée

Pour finir, nous allons aborder la technique de Chorus. Il est impossible pour moi de commencer sans parler des magnifiques panoramas qu’offre le titre. Sur Xbox Series X certains systèmes sont tout simplement magnifique, avec des couleurs sublimes.

De plus, le jeu se permet le luxe d’offrir une fluidité à toutes épreuves, que les adversaires soient légions ou que les effets lumineux et d’explosions pleuvent, le framerate ne bouge pas et est parfaitement constant. Il faut également noter des temps de chargement inexistant, le passage entre les systèmes se fait en instant et c’est vraiment très agréable.

Les panoramas de Chorus sont parfois vraiment sublimes.

Je regrette seulement quelques bugs que j’ai pu rencontrer, comme une cinématique qui se lance sans son (une des dernières, ce qui est fort dommage), mais aussi une mission qui ne voulait pas se lancer, m’obligeant à recharger plusieurs fois ma sauvegarde. Les bugs ne sont pas légions, mais j’étais obligé d’aborder ce point.

Enfin, comment ne pas parler de la bande-son. Je trouve que c’est une vraie réussite, dès le thème sur le menu principale, Chorus donne le ton. Les musiques se feront discrètes tout au long du jeu, mais elles sont parfaitement en accord avec le reste. Il est également à noter le très bon doublage (en anglais uniquement) mais qui souligne un peu plus le bon travail effectuer sur le titre.


Fiche d’identité du jeu
  Edité parDeep Silver  Public+12
  Développé parFishlabs  Fourni par l’éditeurOui
  Date de sortie3 décembre 2021  Testé surXbox Series X
  PlateformesPC, PS4, PS5, Xbox One, Xbox Series  Temps de jeu11h
Les points positifs
Les points négatifs
• Sensations de pilotage au top !• Quelques petits bugs
• Une histoire intéressante • …mais un scénario peu original
• Une durée de vie bien dosée
• Un vrai sentiment de progression
• Des panoramas splendides
 
Note finale : 16,5/20
Gameplay : 4,5/5 | Durée de vie : 4/5 | Histoire/Univers : 4/5 | Direction artistique/Graphismes/Ambiance sonore : 4/5

J’étais curieux lors de l’annonce de Chorus malgré mon manque de connaissance du genre. J’ai bien fait de poursuivre avec cette curiosité car Chorus est une très belle surprise. Il n’est peut-être pas une claque révolutionnaire, mais il est le shooter-spatial sur lequel je me suis le moins ennuyé. J’ai aimé passer du temps en compagnie de Nara et Forsaken, et j’ai trouvé l’univers très intéressant malgré un scénario construit de façon peu original. Je garderais un bon souvenir du titre, et je ne peux que vous conseiller de le découvrir, que vous soyez fan du genre ou non.

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