Il y a deux jours, Rockstar Games a enfin dévoilé son Extended Look de GTA VI, en partenariat avec Netflix, comme je l’avais déjà annoncé sur le site. Difficile d’y échapper si vous suivez un minimum l’actualité vidéoludique : images, trailer en entier, réactions à chaud, tout le monde en a parlé. Il y a les hypés prêts à foncer, il y a les déçus, et il y a ceux à qui la prochaine production de Rockstar Games n’inspire rien du tout. Tous ces points de vue sont légitimes, je ne compte pas les juger. Ce qui m’intéresse ici, c’est plutôt ce que ce nouvel opus laisse entrevoir, et pourquoi je fais partie des hypés.
Chapitrage
Une histoire de joueur avec la licence
Mon rapport à Grand Theft Auto est particulier. GTA San Andreas reste l’un de mes souvenirs de jeunesse les plus marquants, l’un des jeux sur lesquels j’ai passé le plus de temps, dont je connais encore la carte par cœur. Avant ça, j’avais commencé avec GTA III, dont la liberté m’avait paru totalement novatrice à l’époque. Mais si je devais n’en garder qu’un seul, ce ne serait ni l’un ni l’autre : ce serait GTA IV, qui m’avait subjugué par son écriture.
L’histoire de Niko Bellic était grandiose, et je n’ai jamais retrouvé une intensité comparable dans la série depuis. GTA V restait très solide sur le plan du jeu, mais son écriture m’a laissé plus de marbre : on était dans quelque chose de plus fou, presque trop, même si j’aimais beaucoup ses personnages.

Le fantôme de Red Dead Redemption 2
Quand GTA VI a été annoncé, j’avais évidemment envie de le voir, comme tout le monde. Et ce que j’en ai découvert m’a plutôt rassuré. Entre-temps, Rockstar Games a sorti Red Dead Redemption 2, dont vous pouvez retrouver mon test sur le site, et que je considère comme l’un des jeux qui m’a le plus marqué de ces dix dernières années. J’espérais secrètement que GTA VI marche dans ses pas. Je ne vais pas prétendre que c’est déjà le cas, mais plusieurs éléments du trailer me le font penser.
La beauté du titre saute aux yeux, et huit ans après la sortie de Red Dead Redemption 2 en 2018, je n’ai toujours pas trouvé d’open world qui lui soit comparable en termes de vie et de cohérence. Ce qui m’avait marqué à l’époque, au-delà du visuel, c’était le degré de réalisme des animations, cette lenteur assumée du personnage que certains ont trouvée lourde, mais que j’ai personnellement adorée.

Vers plus de réalisme, sans perdre la folie
Dans le trailer, plusieurs détails vont dans ce sens : la possibilité de tenir la main de Lucia avec Jason, l’animation où Jason prend une bière dans le frigo pour la boire tranquillement, ou encore Lucia qui cache son arme avant de braquer un magasin pendant que les passants la remarquent et réagissent. Rockstar Games semble avoir décidé d’enfoncer le clou de tout ce qui a fait la réussite de Red Dead Redemption 2. Je pense que le côté fou de la licence ne sera pas totalement absent, mais j’ai l’impression qu’il sera davantage canalisé côté GTA Online, qui arrivera après le lancement du jeu solo.
Et ce mode sera bel et bien là : GTA Online de GTA V a été la vraie poule aux œufs d’or de Rockstar Games ces dix dernières années, il n’y a aucune raison que la formule s’arrête. Ce degré de détail a un coût humain qu’il ne faut jamais oublier : les équipes de développement ont dû travailler d’arrache-pied pour y arriver, et ça mérite d’être rappelé chaque fois qu’on s’émerveille devant une bande-annonce.
Si je devais résumer mon attente pour GTA VI, ce serait celle-ci : une ambiance plus mature, un ton plus proche de GTA IV que de la folie pure de GTA V, et une histoire qui gagne en réalisme pour gagner en intensité. Plus un récit est ancré, plus il devient viscéral, et c’est exactement le genre d’expérience que j’attends de Rockstar Games avec ce nouvel épisode.




