La Gamescom a livré son lot de gameplay pour Fable, mais c’est une déclaration des développeurs qui a retenu mon attention plus que le reste : la durée de vie de Fable tournerait autour de 15 à 20 heures pour l’histoire principale, et à peu près le double en comptant l’exploration du monde ouvert et le contenu annexe. Pour une partie du public, c’est un aveu de faiblesse pour un RPG. Pour moi, c’est exactement ce que j’espérais.
Chapitrage
Le fantôme de GTA 6 plane toujours sur la durée de vie de Fable
Il faut dire que Fable a déjà cédé du terrain face à GTA 6 une fois : le jeu, initialement prévu pour l’automne 2026, a été repoussé à février 2027 pour éviter d’affronter le mastodonte de Rockstar Games de front. J’ai déjà beaucoup écrit sur GTA 6 ces derniers jours, mais Fable est peut-être le jeu qui me fait le plus saliver actuellement. J’ai adoré le premier opus, j’ai refait le second plusieurs fois, le troisième m’avait moins convaincu. Mais cette franchise a toujours su me séduire par ses choix, ses conséquences, et ce qu’on a vu jusqu’ici avec les magasins, les PNJ et la vie qui semble déborder de son monde donne très envie.

Ma référence pour une durée de vie réussie : Mass Effect 2
Quand je pense à un jeu qui m’a marqué avec une durée de vie courte, je pense immédiatement à Mass Effect 2, bouclé en une vingtaine d’heures. Je n’ai jamais eu l’impression qu’il lui manquait quelque chose. En 2026, je n’ai plus le temps d’investir une centaine d’heures dans chaque jeu, même si mes préférés, de The Witcher 3 à Baldur’s Gate 3, en demandent largement autant. Voir Fable viser une taille plus raisonnable, 15 à 20 heures pour le cœur du jeu, me paraît parfait.

Le jeu vidéo sans remplissage inutile
Je le répète depuis quelques mois, c’est devenu le slogan du site : le jeu vidéo sans remplissage inutile. Je déteste les jeux qui gonflent artificiellement leur durée de vie avec des phases essorées jusqu’à la moelle et des collectibles inintéressants. Le symbole parfait de ce travers, c’est Final Fantasy VII Rebirth : les vingt premières heures m’ont happé, puis j’ai fini par rusher la fin parce que chaque zone reproduisait le même découpage jusqu’à l’écœurement. Je l’ai pourtant beaucoup aimé, et c’est bien ce qui est paradoxal : il aurait été exceptionnel sans tout ce gras qui dépassait. À l’inverse, j’ai terminé récemment Star Wars Jedi Survivor en 27 heures et j’ai trouvé ça parfait.
Je préfère 20 à 30 heures intenses et sans remplissage plutôt qu’un jeu qui affiche 100 heures au compteur mais que j’abandonne au bout de 20 par lassitude. Si Fable tient sa promesse d’une durée de vie dense plutôt que gonflée, j’y verrai une confirmation de plus que le remplissage n’a jamais été un gage de qualité.




