Salut les amateurs de gâchettes et de cartoons à l’ancienne !
Vous êtes prêt à troquer vos polygones contre de l’encre de Chine et à plonger dans un univers où chaque plan est un hommage aux années 30 ? Entre film noir et action débridée, Mouse: P.I. For Hire nous promettait le mariage parfait entre l’esthétique culte à la Steamboat Willie et la nervosité d’un boomer shooter.
Mais est-ce que l’esthétique s’allie ici à un gameplay aussi nerveux qu’on aimerait le penser ? Sortez vos loupes, on mène l’enquête.
avis Mouse P.I. For Hire : Une immersion dans le noir et blanc
Le jeu nous propulse aux commandes de Jack Pepper, un détective privé au passé chargé, ancien militaire et ex-flic, qui tente de nettoyer les rues de Sourisville. L’intrigue commence de façon classique pour le genre : une simple affaire qui dérape pour révéler un complot bien plus vaste.
Si le scénario reste efficace, c’est surtout l’ambiance « Film Noir » qui porte l’expérience.
Jack pourra compter sur deux vieux amis pour l’épauler dans cette jungle urbaine peuplée de rongeurs patibulaires. Si le scénario reste efficace, c’est surtout l’ambiance « Film Noir » qui porte l’expérience.

Un chef-d’œuvre d’animation…
Disons-le franchement : visuellement, le jeu est une claque monumentale. Tout, absolument tout, est dessiné et animé à la main en respectant les codes du cartoon des années 30-40. C’est tout simplement grandiose : on a l’impression de jouer dans un vieux Disney d’époque.
Le travail des animateurs est subjuguant.
Les nuances de gris, les expressions des personnages, et surtout les animations de mort uniques pour chaque ennemi en fonction de l’arme utilisée… Le travail des animateurs est subjuguant. Chaque rechargement de pétoire est un petit spectacle à lui seul. On s’arrête souvent juste pour admirer le détail d’un décor.

…Mais un gameplay qui manque de punch
C’est ici que le bât blesse. Malgré sa robe de soie, le cœur du jeu reste un Boomer Shooter très classique. On retrouve les bases avec un arsenal varié, le dash, le saut, et même quelques ajouts comme le wall-run. Pourtant, la magie ne prend pas totalement. On se fait un petit peu chier au niveau du gameplay car le game feel est le point noir de l’expérience. On a une sensation de mollesse assez étrange : les impacts de balles manquent de patate, et on ne ressent pas la puissance qu’on attendrait d’un héritier de Doom. C’est beau, c’est fluide, mais c’est un peu « mou du genou » une fois dans le feu de l’action.
Côté mécanique, le titre souffle le chaud et le froid. Le système d’amélioration des armes se révèle particulièrement succinct, peinant à offrir une réelle profondeur à notre arsenal. Même constat pour la carte du monde : une simple interface de transition, dépourvue d’intérêt, qui se contente de relier les missions sans jamais inviter à l’exploration. Heureusement, quelques fulgurances viennent relever l’expérience, notamment les énigmes pour déverrouiller les coffres. Bien que très simples, ces mini-jeux utilisant la queue de Jack apportent une touche fun qui colle parfaitement à l’esprit cartoon.
Malgré sa robe de soie, le cœur du jeu reste un Boomer Shooter très classique.
On notera également la présence d’un mini-jeu de cartes basé sur le baseball. S’apparentant à une sorte de bataille aux règles très accessibles, cette diversion peine pourtant à convaincre. Faute d’une réelle profondeur stratégique, le système n’offre pas assez de répondant pour captiver quiconque n’est pas, de base, un mordu de jeux de cartes. On finit par y voir un ajout dispensable qui, à l’image du reste, manque d’un petit quelque chose pour vraiment nous accrocher.

Une ville riche en clins d’œil
Si le gameplay stagne, l’exploration est sauvée par une avalanche de références. Le jeu est hyper référencé que ce soit pour le cinéma d’époque, les grands artistes ou les classiques du jeu vidéo. Pour renforcer le côté détective, Jack centralise ses preuves sur un tableau d’indices, même si le système reste très automatique.
Le jeu est hyper référencé que ce soit pour le cinéma d’époque, les grands artistes ou les classiques du jeu vidéo.
Les quêtes secondaires sont intégrées naturellement et se résolvent souvent sans s’en rendre compte en explorant les niveaux. Enfin, le doublage premium porté par le grand Troy Baker (que nous connaissons toutes et tous comme la voix de Joel dans The Last of Us, entre autres) livre une performance impeccable, renforçant le charisme de Jack Pepper.

Une enquête intense mais prévisible
Il vous faudra environ 12 heures pour voir le bout de l’enquête en ligne droite. C’est une durée de vie honnête pour le genre, surtout que les personnages rencontrés ont tous une vraie personnalité et un design soigné. On est ébloui pendant les premières heures par la prouesse technique, avant que la répétitivité du gameplay ne vienne ternir un peu le tableau.
On est ébloui pendant les premières heures par la prouesse technique, avant que la répétitivité du gameplay ne vienne ternir un peu le tableau.
Petite déception également au niveau de l’enquête, qui ne passionne que très rarement dans un monde où nous manquons très rapidement d’empathie pour tout ce qui nous entoure. En cause ? Un probable manque d’enjeu narratif et de projection émotionnelle.

avis Mouse: P.I. For Hire : Fiche d’identité du jeu
| 🏢 Éditeur | PlaySide Publishing | 👥 Public | +16 |
|---|---|---|---|
| 🛠️ Développeur | Fumi Games | 🤝 Fourni par l’éditeur | Oui |
| 📅 Date de sortie | 16 avril 2026 | 💻 Testé sur | PC |
| 🎮 Plateformes | PC, Switch 2, PS5, Xbox Series | ⏱️ Temps de jeu | 12h |
✅ POINTS POSITIFS | ❌ POINTS NÉGATIFS |
|---|---|
| ➕Direction artistique hallucinante, dessinée à la main | ➖Gameplay trop classique qui manque de profondeur |
| ➕Ambiance « Film Noir » et cartoon des années 30-40 | ➖Manque de punch et de sensations lors des tirs |
| ➕Doublage de haute volée avec Troy Baker | ➖Lassitude qui s’installe malgré la beauté visuelle |
| ➕Bourré de références culturelles et artistiques | ➖Système d’enquête très simplifié |
| ➕Des animations incroyables |
Note : 15/20
Mouse: P.I. For Hire est une œuvre plastique époustouflante qui souffre de la comparaison entre sa forme et son fond. Si vous cherchez une expérience visuelle unique et une plongée nostalgique dans l’âge d’or de l’animation, vous serez aux anges. C’est un vibrant hommage au cinéma et au cartoon. Cependant, les puristes du FPS nerveux risquent de rester sur leur faim à cause d’un gameplay qui manque cruellement de punch. Un beau jeu, certes, mais auquel il manque cette petite étincelle de folie manette en main (ou clavier-souris) pour devenir un indispensable.



