Resident Evil 2, 3 et 4 Remake : même les zombies se refont une beauté sur Nintendo Switch 2 !

Resident Evil a toujours été considéré par les fans de survival horror comme le maître étalon du genre auprès du grand public. Suffisamment angoissante pour faire frémir ta petite sœur, mais jamais aussi terrifiante que certaines productions plus obscures, la saga a su trouver un juste équilibre. C’est là que réside sa force : concilier une horreur accessible avec une expérience parfaitement calibrée pour séduire le plus grand nombre.

Pourtant, au fil des années, les jeux de la franchise ont évolué, ce qui a parfois pu dérouter les joueurs les plus jeunes, peu habitués à une époque reculée du jeu vidéo dont les codes ne correspondent plus tout à fait à ceux d’aujourd’hui.

C’est précisément là que Capcom a réussi un coup de maître : moderniser ses épisodes cultes tout en préservant leur essence originelle ! Résultat : des versions en parfaite adéquation avec les standards actuels du gameplay, sans pour autant sacrifier ce qui a toujours fait le sel de la saga.

Avec les remakes des deuxième, troisième et quatrième épisodes, l’éditeur japonais s’attaque à ses propres mastodontes. Un exercice périlleux, tant les passionnés de la première heure peuvent se montrer exigeants.

Alors que ces opus sont disponibles sur les consoles concurrentes depuis plusieurs années, Capcom a enfin décidé de porter sa saga, propulsée par le RE Engine, sur Nintendo Switch 2. Le pari est-il réussi ?


Resident Evil 2 : L’avis de Rem

Resident Evil 2 est probablement l’épisode le plus apprécié des fans, au coude à coude avec le quatrième volet. C’est notamment lui qui a propulsé sur le devant de la scène le jeune Leon S. Kennedy, devenu depuis l’un des personnages les plus adulés de la franchise. Inutile de revenir sur son histoire ou celle de Claire Redfield : ici, nous nous concentrerons sur les performances techniques de cette version Switch 2.

Un portage proche de la perfection

Et autant le dire tout de suite : Capcom signe un portage proche de la perfection en mode docké. Même si certaines textures paraissent moins fines que sur les machines concurrentes, le jeu maintient brillamment ses 60 fps et permet de revivre cette aventure dans d’excellentes conditions. C’est simple, cette mouture n’a rien à envier à la version PS4, voire à la PS5 sur certains aspects. Malheureusement, en mode portable, le titre souffre d’un léger flou et d’une pixellisation parfois un peu grossière, notamment au niveau des ombres et des cheveux. Cela reste toutefois tout à fait acceptable et permet de profiter des péripéties de Leon et Claire dans un format particulièrement adapté aux adeptes du jeu nomade.

Leon S. Kennedy et Claire Redfield, armes au poing, dans un couloir sombre de Resident Evil 2

Un incontournable pour découvrir la saga

Autant vous le dire : Resident Evil 2 Remake sur Switch 2 est un incontournable absolu et constitue une porte d’entrée idéale pour découvrir la franchise. Avec sa caméra à l’épaule libre et ses graphismes modernes, cette version remet au goût du jour un chapitre culte qui a façonné tout un genre. Comptez environ 9 heures pour en voir le bout, une durée idéale pour apprécier pleinement l’expérience.

Claire Redfield face à M. X derrière des barreaux dans Resident Evil 2

Resident Evil 3 : L’avis de xX Solo Geek Xx

Avec ce portage de Resident Evil 3 sur Switch 2, Capcom offre une belle occasion de découvrir ou de redécouvrir l’un des jeux marquants de l’année 2020. Après une première tentative en Cloud Version sur la Switch originale, le remake débarque enfin en version native sur la nouvelle console de Nintendo. Propulsé par le RE Engine, il donne une seconde jeunesse aux mésaventures explosives de Jill Valentine et Carlos Oliveira.

Une fluidité exemplaire

Sorti en pleine pandémie de Covid-19, cet épisode reste un peu le mal-aimé des remakes de la saga. Pourtant, Capcom démontre une nouvelle fois toute la maîtrise de son moteur graphique en proposant une résolution solide et un framerate constant de 60 images par seconde. Les néons de Raccoon City se reflètent superbement sur le bitume détrempé, tandis que la modélisation des visages de Jill et Carlos impressionne toujours autant. Durant ma session de test, j’ai constaté une fluidité exemplaire, sans la moindre baisse de framerate, aussi bien en mode docké qu’en mode portable. Une véritable prouesse selon moi : je ne cesse de m’étonner en me répétant que « ça tourne sur Switch 2 » !

Jill Valentine, cicatrice à la joue, en gros plan dans Resident Evil 3

Quelques concessions, mais une immersion intacte

Je reconnais volontiers que quelques concessions ont été faites pour maintenir cette fluidité. Certaines textures sont un peu moins détaillées, notamment les cheveux ou les égratignures sur la peau de Jill, mais cela n’entame en rien l’immersion. Les rues de Raccoon City restent tout aussi lugubres, d’autant que Nemesis nous mène la vie dure. Même si ses apparitions deviennent très scriptées vers la fin du jeu, je ressens toujours ce petit pic de stress lorsque je le sais juste derrière moi. Il m’aura fallu environ 7 heures pour venir à bout de cette aventure aux côtés de Jill et Carlos. Une excellente occasion pour tous ceux qui étaient passés à côté du titre sur les consoles concurrentes.

Carlos Oliveira, gilet tactique et gant, à la radio dans Resident Evil 3

Resident Evil 4 : L’avis de Foxx

Après plusieurs épisodes déjà passés par les machines du constructeur, c’est désormais au tour des remakes de Resident Evil 2, 3 et 4 de débarquer sur Switch 2. L’occasion de retrouver notre bon vieux Leon Kennedy dans une aventure qui a largement fait ses preuves. Mais cette fois, avec quelques concessions dans la valise.

Visuellement, ça pique un peu !

Car soyons clairs : si vous avez déjà retourné le jeu sur PS5 ou Xbox Series, cette édition ne risque pas de vous faire tomber de votre chaise. Le premier constat est d’ailleurs assez brutal : visuellement, ça pique un peu. Les textures perdent en finesse, l’image manque de netteté et ce flou assez prononcé donne parfois l’impression que Leon aurait oublié ses lunettes avant de partir en mission. Certes, le jeu reste globalement stable, mais la fluidité n’est pas irréprochable, particulièrement en mode portable. On est donc forcément assez loin de la superbe proposition technique des versions de salon.

Leon S. Kennedy visant au pistolet dans Resident Evil 4

Une expérience complète et nomade

Mais tout n’est pas à jeter, loin de là ! Cette édition a au moins le mérite de proposer une expérience complète, avec le DLC Separate Ways et les différents contenus additionnels. De quoi profiter pleinement de cette aventure sans avoir à repasser à la caisse pour récupérer une partie du contenu. Finalement, l’intérêt de cette version tient en un mot : la portabilité. Pouvoir embarquer Resident Evil 4 dans son sac et retrouver Leon au fond de son canapé, dans son lit ou ailleurs, voilà ce qui fait tout son charme.

Pour les possesseurs de Switch 2 qui découvrent le jeu, la proposition reste intéressante. Pour les autres, en revanche, difficile de justifier un nouvel achat, tant les concessions techniques sont importantes. Resident Evil 4 reste un monument du jeu vidéo, mais cette version Switch 2 ressemble davantage à une petite gourmandise nomade qu’à une véritable nouvelle occasion de redécouvrir le chef-d’œuvre de Capcom.

Leon et Ashley dans un couloir de pierre éclairé en orange dans Resident Evil 4

Trois remakes, trois expériences, une même envie de survivre

Avec l’arrivée de Resident Evil 2, 3 et 4 Remake sur Nintendo Switch 2, Capcom démontre une nouvelle fois sa capacité à adapter ses productions aux machines de Nintendo.

Si les trois portages ne se valent pas totalement sur le plan technique, ils ont tous le mérite de proposer des expériences complètes et parfaitement adaptées à une console hybride.

Resident Evil 2 impressionne par la qualité de son portage, notamment en mode docké, tandis que Resident Evil 3 surprend par sa fluidité exemplaire, même en mode portable. Resident Evil 4, de son côté, se montre un peu plus gourmand et accuse davantage le poids des concessions graphiques. Il reste néanmoins une aventure incontournable, dont la portabilité constitue le principal argument sur Switch 2.

Au final, ces trois remakes offrent une excellente occasion de découvrir ou de redécouvrir des épisodes majeurs de la saga. Les nouveaux venus pourront profiter de certaines des meilleures expériences de survival horror modernes, tandis que les habitués retrouveront avec plaisir des aventures qu’ils connaissent déjà par cœur.

Certes, les joueurs les plus exigeants pourront regretter quelques sacrifices visuels, mais difficile de ne pas saluer le travail accompli par Capcom.

Fiche Test
ÉditeurCapcom
DéveloppeurCapcom
Date de sortie16 octobre 2026
PlateformesNintendo Switch 2
Public+18
Fourni par l'éditeurOui
Testé surNintendo Switch 2
Temps de jeu9 heures sur Resident Evil 2, 7 heures sur Resident Evil 3
Points positifs
  • +Un portage de Resident Evil 2 quasi parfait en mode docké, 60 fps tenus
  • +Resident Evil 3 d'une fluidité exemplaire, docké comme portable
  • +Resident Evil 4 livré complet, DLC Separate Ways inclus
Points négatifs
  • −Un flou et une pixellisation visibles en mode portable
  • −Resident Evil 4 accuse le plus les concessions graphiques

Alors, faut-il craquer ?

Si vous n’avez jamais exploré les rues de Raccoon City ou les terres reculées d’Espagne, la réponse est clairement oui. Pour les autres, l’intérêt dépendra surtout de votre envie de retrouver Leon, Jill et Claire dans le confort de votre canapé… ou au fond de votre lit.

Après tout, même face à une horde de zombies, le plaisir de jouer partout reste un luxe qui ne se refuse pas !

Rem
Rem

Amoureux du 7ème art et né une manette à la main, j'explore un maximum d'horizons.