
Halo: Combat Evolved est sorti à une époque qui est révolue aujourd’hui. Nous étions aux balbutiements d’un nouvel acteur dans l’industrie du jeu vidéo qui avait encore tout à prouver, Microsoft avec sa branche gaming Xbox. Le FPS en 2001, c’était uniquement sur PC dans un premier temps avec Doom, Wolfenstein ou encore Quake qui dominaient clairement le genre sur PC. Puis est arrivé le FPS sur console avec GoldenEye 007 sur Nintendo 64, mais c’est bien en 2001 avec la sortie du premier Halo que le genre connaît une véritable révolution.
Prévu initialement sur PC, Microsoft voulait absolument que Halo: Combat Evolved soit une exclusivité pour accompagner sa première console, la Xbox. Pour les plus anciens, nous nous souvenons tous de la première fois où nous avons posé nos mains sur ce Halo, le bruit du bouclier qui se recharge, la première fois en Warthog, mais aussi la Sainte Trinité du gameplay qui était de tirer, lancer une grenade et terminer l’ennemi à l’aide d’un coup de crosse. Bien qu’aujourd’hui Halo: Combat Evolved peut paraître lourd dans son gameplay, à l’époque il s’agissait d’une vraie prouesse technologique et d’ergonomie.
C’est bien en 2001 avec la sortie du premier Halo que le genre connaît une véritable révolution.
Alors quand Xbox annonça qu’un Remake de ce même jeu était en chantier, les fans comme moi étions aux anges. Terminé 343 Industries, le studio avait changé de nom pour devenir Halo Studios, terminé le moteur Slipspace Engine de Halo Infinite et bienvenue à l’Unreal Engine 5 d’Epic Games.


Toute une histoire
En 2552, l’humanité est au bord de l’extinction. Elle mène une guerre perdue d’avance contre une coalition extraterrestre fanatique et technologiquement supérieure : l’Alliance Covenante.
Fuyant la destruction totale de la planète Reach, le croiseur humain Pillar of Autumn effectue un saut hyperspatial à l’aveugle pour éloigner l’ennemi de la Terre. À la sortie de ce saut, l’équipage découvre une immense structure artificielle flottant dans l’espace : un monde en forme d’anneau appelé Halo.
Alors que le vaisseau est pris à l’abordage par la flotte covenante qui les a suivis, le capitaine Keyes confie Cortana, l’intelligence artificielle détenant les coordonnées de la Terre, au dernier atout de l’humanité : le Spartan John-117, alias le Major (Master Chief), un super-soldat dans une armure de combat Mjolnir.
Échoué sur l’Anneau, le Major doit d’abord rallier les survivants du crash et mener une guérilla contre les Covenants. Ces derniers vénèrent Halo comme une relique sacrée laissée par leurs dieux, les « Forerunners ». Mais en fouillant les entrailles métalliques de la structure, les Covenants libèrent par erreur le cauchemar absolu que l’Anneau était censé retenir captif : le Parasite (The Flood), une forme de vie capable d’infecter et de réanimer les morts.
C’est là que le Major découvre la terrifiante vérité. L’Anneau de Halo n’est pas un monument religieux, c’est une arme de destruction massive construite il y a des millénaires. Son but ? Affamer le Parasite en éradiquant absolument toute forme de vie consciente dans un rayon galactique. Pour sauver l’humanité (et accessoirement tout le reste de la galaxie), le Major et Cortana n’ont d’autre choix que de détruire la structure avant qu’elle ne soit activée.


La première chose qui m’a saisie lors de ce test, c’est que visuellement, l’Unreal Engine 5 fait des merveilles. Je me souviens d’avoir halluciné dans la mission Le Cartographe Silencieux, qui met une claque magistrale avec le bleu de l’océan, le sable et l’immensité de l’Anneau qui se courbe dans le ciel, c’était vraiment de toute beauté.
Visuellement, l’Unreal Engine 5 fait des merveilles.
Manette en main, Halo Studios a su apporter une touche de modernité : l’ajout d’un sprint en cliquant sur le stick de gauche, la possibilité de pouvoir viser avec son arme, mais également l’apparition de repères visuels à l’écran pour nous guider à travers les niveaux sont les bienvenus. Pour les vétérans de la licence, une option est disponible pour pouvoir parcourir cette aventure avec la jouabilité de l’époque. Pour ce qui est des armes, le studio a fait le choix d’ajouter des armes qui n’étaient pas disponibles dans le jeu original, comme le DMR ou encore la mitraillette, pour ne citer qu’elles.
En revanche, la construction de certains niveaux reste encore aujourd’hui le talon d’Achille de ce Halo: Combat Evolved. Le niveau de La Bibliothèque, pour ne citer que lui, reste une épreuve à traverser avec ce flux incessant de Flood et ses murs qui se ressemblent tous, au secours ! Sortez-moi de là !
Côté bande-son, le mixage audio m’a semblé mal équilibré. Le thème mythique de la série, composé à l’époque par Martin O’Donnell, manque cruellement de puissance et peine à se faire entendre lors de ses passages. C’est vraiment dommage de devoir faire autant d’allers-retours dans les niveaux si c’est pour ne même pas profiter pleinement de la musique en chemin. Ce petit couac sonore fait un peu tache pour une production de cette envergure.
Il manque quelque chose à ce remake, c’est la présence des voix originales de David Krüger en Master Chief et de Hélène Vanura dans le rôle de Cortana. Malheureusement, le casting de 2001 n’a pas été rappelé et les voix ont donc changé pour ces deux personnages. Pour cause ? Le fait d’avoir refusé de signer des contrats incluant des clauses d’exploitation IA. Ces dispositions auraient permis à la firme de Redmond d’utiliser leurs enregistrements pour entraîner ses propres modèles génératifs de synthèse vocale. Mais est-ce que pour autant c’est mauvais ? Non, pas tout le temps. Il arrive qu’il y ait une mauvaise prononciation, un mauvais jeu d’acteur, mais dans l’ensemble, c’est plutôt correct je trouve. Les répliques des grognards font toujours sourire et ne semblent pas avoir changé depuis 2001.
L’ajout de trois missions supplémentaires est honorable, car il permet de découvrir d’autres paysages et un nouveau type d’ennemis. Celles-ci se déroulent quelque temps avant les événements de Halo: Combat Evolved et le but de cette Opération : METEORITE est d’infiltrer un vaisseau de recherche covenant (le Triumph of Tolerance) pour y dérober des données de navigation importantes.




- Les graphismes sous Unreal Engine 5
- La coopération
- Touche de modernité bienvenue
- Trois missions supplémentaires
- La nostalgie fait son travail
- La redondance de certains niveaux
- Où est le multijoueur ?
- Un doublage français pas fidèle à l'original
Ce remake de Halo: Combat Evolved ne réinvente pas la roue, mais permet d’être le plus accessible au plus grand nombre, avec notamment une sortie sur PlayStation 5.



