Avis Denshattack! : Ah, ce que j’aime le jeu vidéo… S’évader et pouvoir incarner un super soldat au doux nom de Serpent Solide, un dieu grec qui s’est clairement trompé de mythologie ou une aventurière à l’imposante poitrine polygonée… mais aujourd’hui je me sens train lancé à toute berzingue ! Bienvenue dans Denshattack!
Développé par les Espagnols d’Undercoders et édité par les Britanniques de Fireshine Games, Denshattack! nous fait vivre les aventures d’Emi Araki dans un Japon dystopique, haut en couleur où les grandes villes ont été isolées sous d’immenses dômes par la mégacorporation Miraido. Oubliez tout ce que vous savez sur la sécurité ferroviaire : ici, votre train saute, slide, wallride, et enchaîne flips et combos à toute vitesse pour accumuler les points et renverser cette dernière.
J’imagine déjà que l’expérience sera très souvent synthétisée en un « Tony Hawk’s boosté aux hormones Jet Set Radio Future-esque » mais non. La comparaison la plus précise que je puisse vous donner se fait avec Olli Olli World, et c’est un gage de qualité !
Arcade, originalité et nostalgie
Visuellement déjà. Dès les menus ça envoie ! La DA est irréprochable, c’est coloré, flashy, parfaitement fluide et sur ma bonne vieille PS5 ça tourne du feu de Dieu. L’œil est clairement gâté mais l’oreille n’est pas en reste. Le studio Undercoders a réuni ici les plus grands cerveaux du groove vidéoludique.
Visuellement ça envoie, et l’OST est folle !
Enchaîner des grinds sur du Tee Lopes, passer à de la Future Funk digne de Jet Set Radio avec Hideki Naganuma, pour finir sur l’énergie J-Pop/Rock de Shoji Meguro (Persona) et les envolées vocales mythiques de Takenobu Mitsuyoshi (Daytona USA)… l’OST est folle ! Petit bémol ceci dit sur le sound design que je trouve en comparaison un peu timide et aseptisé.

Le train arrive en gare
Vous évoluez sur la reproduction d’une map du Japon. Allant de région en région. De préfecture en préfecture. De rail en rail. Chaque piste proposant des objectifs de scores et de temps. Des défis propres à chaque tracé ainsi que quelques collectibles qui vous seront utiles pour acheter de nouveaux trains (aux capacités uniques) et des stickers en pagaille afin de les customiser.
La force de Denshattack! c’est de se renouveler sans cesse.
Un concept plutôt simple sur le papier donc qui vous demandera une bonne dizaine d’heures pour en voir le bout, le double à minima pour les complétionnistes. Mais une des forces de Denshattack! c’est d’arriver à briser la répétitivité qui aurait pu si facilement s’installer. Et ce n’est pas grâce à son fil rouge scénaristique trop peu intéressant non. Malgré les cinématiques entièrement doublées (anglais ou japonais) et sa jolie panoplie de personnages, son histoire m’a laissé pantois. J’ai assez vite remercié la possibilité de skip les très nombreux dialogues et j’ai encore du mal à comprendre qu’il y a certains d’entre eux en pleine run dans un jeu où tout va si vite, bref.
Sa force c’est de se renouveler, sans cesse. Chaque région a sa propre DA, les circuits s’enchaînent mais ne se ressemblent pas. On a même le droit à des bossfights tous hyper originaux et de nombreuses phases de gameplay sont complètement folles.

Tchou tchou
3, 2, 1.. Go ! Je presse ma touche X au 0 et démarre en trombe ! Tout de suite un virage dans lequel je drifte avec précision. Je change de rail et prends la rampe de saut ! J’enchaîne deux tricks dans les airs et retombe en manual. Ensuite un grind. Je récupère mon rail et AÏE j’avais pas vu l’obstacle ! Mais l’échec n’est pas un problème je suis déjà de retour… Ça va vite. Oh que ça va vite.
Manette en main, Denshattack est une perle. Le fun est immédiat, les sensations sont grisantes.
Et s’il vous faudra un certain temps d’adaptation et une certaine maîtrise pour profiter pleinement de son potentiel, dès les premiers instants on se laisse séduire par cette pure dose d’arcade digne des plus grands jeux de l’époque. Et je vous mentionnais plus haut un renouvellement sans cesse, il passe aussi par le gameplay. Jusqu’au bout de l’aventure le soft vous propose de nouvelles mécaniques de jeu. De nouvelles subtilités de parcours que je vous laisse la liberté de découvrir. Mais allez-y vous ne serez pas déçus, d’ailleurs moi j’y retourne !

- Fun, déjanté, de l'arcade pure !
- Visuellement impeccable
- OST dingue
- Gameplay aux petits oignons
- Durée de vie au top
- Sound design un peu trop timide
- Histoire qui fait juste acte de présence
J’attendais beaucoup ce Denshattack! et m’en voilà ravi, une pure merveille d’arcade et de nostalgie qui sent bon une époque qui manque au médium. Maintenant c’est à vous de décider : restez sur le quai ou montez à bord afin de kiffer l’un des grands jeux de cette année 2026 !



