Test réalisé sur PC avec la configuration suivante:
Processeur: AMD Ryzen 9
RAM: 32GB
Carte Graphique: NVIDIA GeForce RTX 3070 TI
Contrôleur: Manette sans fil Xbox
Disponible depuis le 6 août 2026 sur PC et Playstation 5, Marvel Tōkon: Fighting Souls était l’un des jeux de combat le plus attendu de l’année. Playstation, en confiant la licence Marvel au légendaire studio Arc System Works (Dragon Ball Fighter Z ou Guilty Gear), l’éditeur japonais savait très bien que le studio saurait répondre présent en terme de jeu de combat nerveux. Après quelques longues sessions de versus fighting sur PC, je peux enfin vous dresser un bilan de mon expérience.
Chapitrage


Une alliance parfaite entre le Comic-Book et l’Animé
Dès le lancement, ce qui m’a frappé en premier abord, c’est la direction artistique de Marvel Tōkon: Fighting Souls. J’étais déjà fan du travail effectué sur Dragon Ball Fighter Z mais ici, le combo comic-book/animé avec le cel-shading, m’a conquis immédiatement. Chaque personnage semble directement dessiné à la main, arborant des ombrages hachurés, des contours noirs prononcés et une palette de couleurs saturées qui explose littéralement à l’écran. Les super-attaques ne se contentent pas d’être de simples cinématiques contemplatives, elles sont d’une justesse que peut de jeux arrivent à retranscrire, c’est un pur festin pour les rétines et une lettre d’amour visuelle aux créateurs originaux de ces héros. Les décors grouillent d’animation en tout genre, ce qui rend les scènes plus vivantes.
« Frappe le premier, frappe fort, sans pitié »
Manette en main, le titre se révèle d’une fluidité exemplaire. Les affrontements sont dynamiques et les mécaniques du 4 contre 4 apportent une vraie nervosité aux combats, rendant chaque affrontement très rythmé. Cependant, cette générosité visuelle a un prix : l’action peut devenir brouillonne. L’accumulation des effets spéciaux et le nombre de personnages pouvant intervenir simultanément surchargent parfois l’écran, ce qui nuit à la lisibilité globale de l’action lors des moments les plus intenses.
Manette en main, le titre se révèle d’une fluidité exemplaire.
Les commandes ont été savamment pensées pour rester accessibles aux nouveaux venus, comme moi, grâce à quelques options de simplification, tout en préservant une profondeur abyssale pour ceux qui aiment passer des heures en mode entraînement. L’enchaînement des coups normaux vers les attaques spéciales se fait avec un naturel déconcertant et le rendu est vraiment jouissif. J’ai pu réaliser quelques affrontement en local avec @deuxièmétoile et plusieurs fois nous nous sommes retrouvés bouches bée devant le visuel des attaques spéciales.
Le mode Solo (Geek?)
Le mode solo est, comme souvent dans les jeux de combat, un didacticiel pour apprendre les rudiments du titre et à se familiariser avec les enchainements de touches. A la différence ici, c’est que celui-ci est divisé en 5 parties. Chaque partie est écrite et désignée par des artistes différents comme Emanuela Lupacchino (X-Men, Batman) qui donne ce rendu comics et Hiro Mashima (Fairy Tail) pour l’Iron Man stylisé manga.
Vous allez retrouver une équipe de quatre héros qui s’uniront pour participer au tournoi du Champion.
L’humour est bien présent et chaque personnage apporte son lot de répliques qui s’adaptent en fonction de qui l’entoure. Le doublage français est de qualité avec notamment la présence de Stéphane Ronchewski qui double Deadpool. Si cette voix vous dit quelque chose, c’est normal puisqu’il s’agit notamment de Chacal dans Overwatch ou du Joker dans certaines adaptations vidéoludique. Il y a également Jérémie Covillault qui incarne Docteur Fatalis qui est entre autre la voix française de Tom Hardy et qui doublera Wolverine dans la prochaine exclusivité Playstation 5 de Sony en septembre.
Le roster est quant à lui assez varié avec des héros ou vilains que nous n’avons pas l’habitude d’incarner. Blade, Ghost Raider ou même le Bouffon Vert sont de l’aventure. De plus, quatre nouveaux personnages sont annoncés, via un Pass, durant la première année, donc curieux de voir qui se joindra au fight.





Une optimisation si aux fraises que ça sur PC ?
Lors de sa sortie, beaucoup de joueurs se sont plaints dans les avis Steam que le jeu était mal optimisé sur PC. Durant toute ma période de test de Marvel Tōkon: Fighting Souls, je n’ai rencontré aucun problème majeur. Quelques ralentissement en fin de chargement mais qui doit être sûrement du à ma configuration qui commence a dater même lors des transitions dans les combats, le jeu savait garder sa fluidité. Nous avons même pu jouer en local à deux et rien n’a réussi à faire saccader l’image, c’est pour dire ! Le studio à d’ailleurs publié trois patch à l’heure où j’écris ces lignes qui ont apportés quelques correctifs.



- La direction artistique
- Le cel-shading
- L'alliance comic-book/animé
- Un roster un peu différent de ce que l'on a l'habitude d'avoir
- La bande-son
- Un peu brouillon lors de l'intervention des partenaires en combat
- Un tutoriel mal réalisé
- Un mode histoire anecdotique
Dans l’ensemble, Marvel Tōkon: Fighting Souls est un très bon jeu de combats. J’avais passé quelques heures sur Dragon Ball Fighter Z et je retrouve ici le savoir faire de Arc System Works. Le jeu subit quelques controverse a cause notamment d’une obligation d’avoir un compte Playstation Network pour pouvoir y jouer et d’une mauvaise optimisation pour certains joueurs. Néanmoins, en ce qui me concerne, je n’ai pas grand chose à reprocher à Marvel Tōkon: Fighting Souls si ce n’est le manque de lisibilité lors des affrontements. En revanche, pour ceux qui ne sont pas habitués aux jeux de combats, il faudra forcément passer par la case tutoriel qui n’est pas tant un plaisir que ça. N’étant pas un super-héros, je me suis ramassé les dents en multijoueur où je n’ai pu que toucher deux fois l’adversaire. Rageant !



