L’avis de Noopinho : Those Who Remain

L’avis de Noopinho : Those Who Remain

27 juin 2020 0 Par Noopinho
avis Those Who Remain
Hello les amis !
 

On se retrouve aujourd’hui pour un nouveau test, je vais vous parler d’un jeu d’horreur narratif à la première personne : Those Who Remain.

Il s’agit d’un titre développé par le petit studio Camel 101, et vous verrez qu’il s’inspire pas mal des productions Bloober Team, comme Blair Witch par exemple.

Mais est-ce que l’élève est à la hauteur de sa source d’inspiration ? C’est ce que nous allons découvrir !

 
 

Bienvenue à Dormont

 

Those Who Remain nous met dans la peau de Edouard, un habitant de la ville de Dormont qui est sur le point de rejoindre une femme, Diane, dans un motel. Malheureusement, tout ne va pas se passer comme prévu : ce dernier ne trouve pas la jeune femme, et en prime sa voiture est volée sous ses yeux.

Edouard va donc se lancer à la poursuite de son véhicule, et découvrir d’étranges silhouettes menaçantes, aux yeux scintillants, qui peuplent la ville désormais. Notre héros comprend vite qu’il faut éviter à tout prix ces créatures, et va essayer d’en apprendre plus sur ce qui se passe dans sa ville.

L’histoire de Those Who Remain n’offre pas de rebondissement incroyable, et on a même un peu de mal à s’attacher à notre protagoniste, qui finalement restera un peu mystérieux tout au long de l’aventure.

Le scénario est tout de même suffisamment intriguant pour qu’on s’y intéresse, mais il ne restera pas dans les mémoires.

Ce n’est d’ailleurs pas le système de choix qui transforme le jeu de Camel 101 en chef d’œuvre de la narration. En effet, vous aurez plusieurs décisions à prendre durant votre visite de Dormont, mais elles se résumeront en règle générale à tuer ou à épargner un PNJ. J’aurais aimé un peu plus de risque et de répercussions sur les choix que nous faisons, car ils n’ont au final une incidence que sur les dernières minutes de l’aventure.

Qui dit jeu d’horreur, dit évidemment peur. Le titre réussit son pari avec quelques moments de stress bien palpable, et quelques jump scares bien sentis. De plus, Edouard peut voyager entre notre monde et un monde parallèle assez inquiétant, mais nous y reviendrons juste après.

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L’art de voyager entre les mondes

 

Nous avons fait un point sur l’histoire, parlons maintenant du gameplay. Le jeu se déroule en vue à la première personne, ce qui facilite les frayeurs. Votre personnage pourra saisir beaucoup d’objets pour les analyser ou les déplacer.

Malheureusement, la prise en main n’est pas forcément très simple, car notre héros est très rigide, et nous avons un peu l’impression de déplacer un poids lourd. De plus, le curseur servant à pointer un objet pour le saisir est minuscule, et donc très imprécis à la manette.

La mécanique principale de Those Who Remain, c’est de devoir rester dans la lumière. En effet, si vous vous aventurez dans l’ombre, les étranges créatures décrites plus haut se feront un malin plaisir de vous ôter la vie. Il faudra donc bien prendre le soin d’activer les interrupteurs en entrant dans une pièce, ou s’assurer que votre trajectoire est suffisamment éclairée avant d’avancer. Toutefois, en raison de défaillances techniques sur lesquelles je reviendrais un peu plus tard dans ce test, il n’est pas toujours aisé de savoir si le chemin que nous prenons est assez lumineux.

De cette contrainte naît évidemment des énigmes, comme par exemple le fait de devoir trouver une ampoule pour allumer les phares d’un véhicule, ou encore démarrer un générateur. Elles sont en général simplistes, mais quelques-unes sont tout de même un peu tirées par les cheveux (ou bien juste mal conçues). Il m’est arrivé plusieurs fois d’être coincé car je ne trouvais pas une clé me permettant d’ouvrir une porte, pour découvrir en fait qu’elle se trouvait dans un placard de façon tout à fait random.

Le titre propose une autre mécanique principale, celle de pouvoir alterner entre monde réel et monde parallèle. Il sera d’ailleurs parfois nécessaire d’alterner entre les deux univers afin de débloquer des passages dans le monde réel. Par exemple, il m’était impossible à un moment de pénétrer dans un véhicule car ce dernier était totalement pris par des branchages. En allant dans le monde parallèle, j’ai pu les lui enlever et ainsi accéder jusqu’à lui une fois revenu dans le monde réel.

On notera également quelques courses poursuites assez peu palpitantes à cause de la lourdeur de notre personnage, mais qui ont tout de même le mérite de nous mettre un peu en stress. Sachez d’ailleurs que dans certains niveaux, un ennemi sera présent. Il faudra prendre soin d’éviter son champ de vision, sinon il se jettera sur vous et ce sera la mort assurée.

Le gameplay de Those Who Remain essaye d’apporter un peu d’originalité, mais il ne le fait pas avec brio.

Le système de voyage entre les deux mondes fonctionne la première fois, mais à force on a un peu l’impression que la même boucle se répète durant toute notre aventure. On arrive sur une zone, on découvre le passage qui nous bloque, on résout le problème (souvent de la même façon) et généralement un monstre vient s’en prendre à nous, on fuit, puis on accède à la zone suivante.

D’ailleurs, il vous arrivera de mourir dans le jeu, c’est une certitude. Ce qui est assez frustrant, c’est lorsque c’est à cause d’un passage que vous pensiez assez éclairé, alors que non. Mais ce point est bien moins énervant que le système de checkpoints. C’est simple, ces derniers vont vous rendre la vie dure. A la moindre mort, le titre vous fera reprendre au début du niveau, un peu à la manière d’un die and retry. Je vous avoue que je ne vois pas vraiment l’intérêt de ce procédé dans ce genre de titre, à part frustrer le joueur. Ce problème n’a fait que me gêner durant ma progression, et gonfler un peu artificiellement la durée de vie du titre.

Cette dernière est d’ailleurs assez correcte pour le genre, j’ai mis approximativement 7h pour voir le bout de l’aventure, et vous pouvez compter un peu plus si vous souhaitez voir les différentes fins. Mais comme je le disais juste au-dessus, elle est un peu prolongée de façon artificielle à cause de ses checkpoints mal fichus, et de certaines énigmes très hasardeuses.

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Le monde des horreurs

 

N’y allons pas par quatre chemins concernant la technique de Those Who Remain. C’est peut-être l’un des pires titres auxquels j’ai pu jouer depuis longtemps.

Le titre n’est à la fois ni beau, ni fluide.

Alors certes, quelques effets de lumière sont réussis, mais c’est à peu près tout. Les modèles de personnage sont moches, les textures ne sont pas toujours très nettes, l’aliasing est présent, et pour couronner le tout : le jeu rame horriblement. C’est simple, chaque fois que votre personnage regarde dans une autre direction, le framerate passe sous la barre fatidique des 30 fps. Je pense d’ailleurs qu’aucun jeu n’a fait souffrir ma Xbox One X comme cela auparavant. Elle soufflait très souvent sans aucune raison, alors que pour d’autres titres splendides, comme Red Dead Redemption II par exemple, elle restait silencieuse.

Pour couronner le tout, le jeu souffre de bugs vraiment pénibles. Plusieurs fois, le monstre qui me cherchait m’a littéralement vu à travers le mur. J’ai également eu droit à une cinématique qui ne se lançait pas, obligé donc de recommencer le niveau en question à cause de l’excellent (c’est ironique bien sûr) système de checkpoints.

Le seul point qui remonte un peu la moyenne, c’est la direction artistique qui est correcte. Malgré tout elle reste tout de même très générique et sent le déjà-vu.

Enfin, la partie sonore est correcte également, du moins pour les bruitages car aucune musique ne m’a marqué. A noter que les pleurs de l’un des monstres qui nous poursuit durant une bonne partie de l’aventure étaient à glacer le sang.

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Fiche d’identité du jeu
Edité par Just For Games Public +16
Développé par Camel 101 Fourni par l’éditeur Oui
Date de sortie 28 mai 2020 Testé sur Xbox One X
Plateformes PC, PS4, Xbox One Temps de jeu 7h
Les points positifs Les points négatifs
• Quelques moments effrayants • Système de choix peu efficace
• Durée de vie correcte • Maniabilité lourde et peu précise
• Des checkpoints vraiment mal conçus
• Une technique datée
• Des bugs et chutes de frame à la pelle
Note finale : 7,5/20
Durée de vie : 2,5/5 – D.A./Graphisme/Ambiance sonore : 1/5 – Gameplay : 2/5 – Univers/Histoire : 2/5
 

Those Who Remain aurait pu être un jeu correct. Son gameplay est imparfait mais a quelques bonnes idées, et son histoire est simpliste mais on la suit sans mal. Le titre a même réussi à vraiment me faire peur par moment, malheureusement le tout est gâché par une technique totalement désastreuse, qui met en PLS la console de salon la plus performante du moment, pour des performances graphiques pourtant loin des standard actuels. Les checkpoints sont mal fichus, notre personnage est dur à manier, et quelques énigmes sont un peu tirées par les cheveux. Il m’est vraiment difficile de vous conseiller Those Who Remain en l’état, à moins qu’un patch ne vienne corriger par la suite tous ses défauts, ou que vous le trouviez en promotion pour 1 ou 2€.