Il y a un an, DOOM: The Dark Ages remettait une licence culte sur le ring, et il l’a fait à sa manière, en prenant à contre-pied une partie de la communauté. Moins de vitesse, moins de pirouettes aériennes, plus de lourdeur assumée : un Slayer qui avance comme un bulldozer plutôt que comme une balle de flipper. Forcément, ça a divisé. DOOM: The Dark Ages Revelations, l’extension dévoilée pendant le Xbox Showcase et calée pour le 7 juillet 2026, arrive donc avec une mission : réconcilier ceux qui ont adoré le jeu de base et ceux qu’il a laissés sur le carreau.
Ce que contient DOOM: The Dark Ages Revelations
L’extension ouvre un nouveau chapitre, et pas le plus joyeux pour le Slayer. Blessé, trahi, il se retrouve balancé dans un purgatoire dont il ne sortira qu’en affrontant des vérités franchement dérangeantes, épaulé par un allié mystérieux. Au programme côté contenu : de nouveaux niveaux, de nouveaux démons et leur lot de mystères, avec une « grande quantité de nouveau contenu » promise pour tous les joueurs.
La grosse nouveauté de gameplay, c’est la lance à chaîne. id Software la présente comme un système de combat à part entière, qui récompense la maîtrise par plus de puissance et, tiens donc, plus de mobilité. On y reviendra, parce que ce mot-là n’est pas anodin.
Côté pratique : sortie le 7 juillet 2026 sur PC, PS5 et Xbox Series. L’extension est facturée 19,99 €, sauf si tu as la mise à niveau numérique, l’Édition Premium ou le Lot collector, auquel cas tu y accèdes gratuitement au lancement (sinon, tu peux passer à la Premium pour 34,99 €). En parallèle, la Morgue 3.0 débarque gratuitement pour tous les joueurs, avec une personnalisation plus poussée et la sauvegarde de préréglages perso. Les détenteurs de l’Édition Premium ou du Lot collector, eux, débloqueront en plus trois nouvelles cartes, de nouveaux démons et des armes entièrement améliorées, une fois le DLC bouclé.
Un jeu de base mal-aimé… mais pas par moi
Reprenons le contexte, parce qu’il explique tout. DOOM: The Dark Ages a osé un truc : ralentir le Slayer. Là où Eternal te demandait de jongler en permanence entre dash, saut et tronçonneuse comme un acrobate sous adrénaline, The Dark Ages t’a posé les pieds au sol et t’a transformé en char d’assaut. Pour une partie des fans, ce fut une trahison. Pour moi, ce fut un kiff, mais un kiff lucide : j’ai adoré encaisser et tout broyer, sans jamais retrouver le vertige d’Eternal, qui reste à mes yeux une claque monumentale du fast-fps. The Dark Ages frôle l’excellence, il ne la touche pas.
C’est précisément pour ça qu’un DLC me parle autant. Un studio qui revient sur un jeu clivant, c’est rarement pour enfoncer le clou. C’est pour répondre.

La lance à chaîne, la vraie info à surveiller
Et la réponse, elle est peut-être déjà là, planquée dans une phrase du communiqué. La lance à chaîne promet « puissance et mobilité accrues ». Mobilité. Le mot exact que la communauté reprochait au jeu de base de lui avoir confisqué. Je ne veux pas m’emballer sur une ligne de promo, mais si id Software réinjecte du mouvement et de la verticalité dans une formule qu’on jugeait trop pataude, alors Revelations ne serait pas juste une rallonge de campagne. Ce serait une correction de trajectoire. Et là, on tient quelque chose capable autant de régaler ceux qui ont aimé que de reconquérir ceux qui ont boudé.
Je n’ai aucune objectivité à offrir sur le sujet, et je ne vais pas faire semblant. C’est du DOOM: The Dark Ages Revelations, ça sort le 7 juillet, et je serai dessus dès la première minute.



