Il y a des jeux que tout le monde encense, qu’on crève d’envie de lancer, et qui restent pourtant hors de portée. Gamin, c’était une question de sous, pas les moyens de me payer le titre qui me faisait baver. Aujourd’hui le porte-monnaie n’est plus le problème, mais il me reste un mur que je n’arrive pas à franchir : la trouille. Et le premier trailer d’Alien Isolation 2, dévoilé au Summer Game Fest, vient de me le coller en pleine figure.
Le seul genre qui me bloque, c’est celui de la proie
Je peux pourtant traverser à peu près n’importe quoi. Les survival crasseux, les entités démoniaques, les machins immondes qui rampent dans le noir, ça me parle. J’adore Resident Evil, je suis carrément amoureux d’Alan Wake 2. Mais il y a une nuance qui change tout : le moment où je ne suis plus un personnage armé qui riposte, mais une proie nue, sans défense, condamnée à courir et à se planquer. Là, je cale. Outlast m’a terrorisé au point de lâcher l’affaire. Et Alien Isolation, le premier, reste pour moi un sommet que je n’ai jamais réussi à gravir jusqu’au bout.

Ce que le trailer d’Alien Isolation 2 montre (et ce qu’il cache)
Le jeu a donc été officialisé au Summer Game Fest 2026, toujours développé par Creative Assembly et édité par Sega, avec Al Hope de nouveau à la réalisation. On nous emmène cette fois sur une lointaine planète colonisée et ravagée par les tempêtes, entre des sorties à la surface et les couloirs étriqués d’un avant-poste Weyland-Yutani, la station Kurosaki. Nouvelle héroïne, nouveau scénario, environnements complètement inédits.
Côté plateformes : PS5, Xbox Series, PC et Switch 2, la liste de souhaits étant déjà ouverte sur PC, PlayStation et Xbox, et bientôt disponible sur la console de Nintendo. Pas de date de sortie en revanche. Et la phrase qui me fait à la fois saliver et flipper : Al Hope promet une créature encore plus intelligente, un environnement encore plus hostile et des chances de survie encore plus minces.
Pourquoi ce « plus malin » me terrifie autant qu’il m’attire
Parce que c’est exactement là que le premier jeu était génial, et exactement là qu’il me devenait injouable. Le xénomorphe d’Alien Isolation, c’était un modèle d’intelligence artificielle, une bestiole qui t’écoute, qui apprend tes réflexes, qui te punit dès que tu prends une habitude. Encore aujourd’hui, peu de jeux ont fait aussi fort sur ce terrain. Sauf que cette tension, ce sentiment d’être traqué en permanence, c’est précisément ce qui me met dans un état que mon petit cœur ne supporte pas (au sens figuré, hein). Alors quand on me dit que tous ces curseurs montent encore d’un cran, une partie de moi exulte, et l’autre sait déjà qu’elle va regarder le jeu de loin.
Voilà mon problème avec Alien Isolation 2 : c’est sans doute le jeu que je rêve le plus de faire et celui que je n’aurai probablement jamais le cran de lancer. Le premier était un chef-d’œuvre, je le sais, je l’ai approché, je l’ai respecté de trop près pour oser y rester. Est-ce que je franchirai le cap cette fois ? Honnêtement, il faudrait que je réessaie, et je ne suis même pas sûr d’en avoir envie. Il y a des peurs qu’on apprivoise. Et il y en a qui ont un xénomorphe dedans.




