L’avis du Vibromaster : Darq, horreur onirique et symboles cryptiques

L’avis du Vibromaster : Darq, horreur onirique et symboles cryptiques

24 novembre 2022 0 Par Noopinho
Bonjour à tous !
 

Bienvenu dans ce test de Darq: Ultimate Edition, sorti initialement le 15 août 2019, le jeu indépendant de Unfold Games s’offre une version next-gen disponible depuis le 10 novembre 2022 sur les consoles Sony et Microsoft accompagnée de ses DLC.

L’expérience horrifique proposée saura-t-elle rivaliser avec les ténors du genre ? Réponse en quelque paragraphe…


Allez on se réveille

DARQ vous met dans les bottes de Lloyd, un jeune homme qui se réveille au beau milieu de ce qui semble être un rêve lucide. Son objectif sera simple : il lui faudra se réveiller pour de bon et échapper aux horreurs cauchemardesques qui semblent s’intéresser à lui… Jeu d’horreur indépendant oblige, Darq adopte volontairement un ton très cryptique et entièrement basé sur l’interprétation, sans dialogue et sans aucune mise en contexte.

Cela dit le jeu propose un comics (entièrement en anglais) qui raconte l’histoire de façon nettement plus claire et c’est à la fois une bonne et une mauvaise chose. Une bonne car l’histoire narré est plutôt intéressante, contenant son lot de drames et de retournements de situations. Une mauvaise chose également, car même si on pourra faire quelque liens grâce aux décors, le reste semble totalement détaché de l’histoire.

Darq adopte un ton très cryptique et entièrement basé sur l’interprétation.

Que ça soit le design des monstres ou le principe des énigmes, on a vite l’impression que l’histoire et le jeu sont deux entités totalement différentes qu’on aurais tenté de faire tenir ensemble malgré leurs incompatibilités.

Un point certes dommageable, d’autant plus que le jeu laisse peu de temps au joueur pour élaborer des théories in-game étant donné que le jeu ne demande qu’une petite heure et demie pour en voir le générique de fin ! Un point qui risque de freiner énormément de joueurs….


À l’envers à l’endroit

Mais que fait-on dans Darq pendant deux heures du coup ? Le principe du jeu repose sur la résolution d’énigmes basées sur les changements de plans. Les murs deviennent des sols, on se retrouve à l’envers, on retourne complètement les niveaux dans le but de faire interagir les bons objets entre eux. Un principe simple mais bien exécuté malgré quelques puzzles un brin hasardeux. Le parti pris du retournement des niveaux est très bien mis en scènes car c’est réellement votre personnage qui se colle aux parois, ce qui fera tomber des objets, ouvrira certains passages et en fermera d’autres.

Le principe des énigmes est simple, mais bien exécuté.

On signalera également la présence plus qu’anecdotique des ennemis qui semblent être placés là pour rallonger plus qu’arrificiellement la durée de vie du jeu. Pas d’affrontements, seulement des endroits où se cacher en attendant que les monstres passent et nous laissent progresser dans le niveau. À part une ou deux rencontres qui vous demanderont d’être discret, le reste est purement anecdotique.

Quant aux énigmes, celles-ci auront le bon goût de ne jamais être trop alambiquées et permettront à la plupart des joueurs d’avancer sans trop de soucis dans les différents niveaux du jeu.


Hello darqness my old friend

Sans trop de surprises, un jeu aussi minimaliste tourne à merveille sur Xbox Series X. Comme souvent c’est avant tout la direction artistique qui fera la différence. Et même là, le jeu semble peu inspiré.

Si rien n’est honteux concernant la technique, rien n’est vraiment brillant non plus.

Les monstres sont relativement peu marquants, les décors sympathiques sans être vraiment marquant et notre protagoniste manque d’un “petit plus” qui le rendrais vraiment iconique. Si rien ici ne sera honteux, rien ne sera vraiment brillant non plus, ce qui est plus que dommage tant la concurrence en termes d’horreur chez les petits indépendants est rude.

Et enfin pour la partie sonore du titre, aucun doublage n’est présent, mais les musiques restent qualitatives bien qu’assez discrète. Rien de bien foufou finalement…


Fiche d’identité du jeu
  Edité parFeardemics  Public+16
  Développé parUnfold Games  Fourni par l’éditeurOui
  Date de sortie10 novembre 2022  Testé surXbox Series X
  PlateformesPC, PS5 etXbox Series  Temps de jeu2h
Les points positifs
Les points négatifs
• Des énigmes sans prises de tête• Design qui fait peu de sens (notamment en ce qui concerne les monstres)
• Un système de rotation des maps efficace et bien exécuté• Très court, surtout au prix fort
• L’énigme du labyrinthe, parfaitement mise en scène• Un manque de cohérence entre l’histoire et la symbolique
 
Note finale : 10,5/20
Gameplay : 4/5 | Durée de vie : 1,5/5 | Histoire/Univers : 2/5 | Direction artistique/Graphismes/Ambiance sonore : 3/5

Exercice difficile que le test de ce DarQ. Dans les faits, si le jeu n’est pas incroyable, je suis loin d’avoir passé un mauvais moment dessus. Le titre propose une ballade horrifique bien sympathique malgré une certaine fadeur, et nul doute que les afficionados du genre y trouveront une petite curiosité. Mais dans les faits, avec un prix de départ de 30€ en version physique et un manque flagrant de fulgurance ainsi qu’une durée de vie aussi faible, il m’est très difficile de recommander le jeu aux joueurs simplement curieux. Mais une promotion saura vous en donner pour votre argent, reste à savoir si vous serez assez patient pour en profiter.

Signature Le Vibromaster