Avis Skate Story, fragile comme du verre, rapide comme l’éclair

Salut les skateurs, et bienvenue dans cet avis Skate Story !

Aujourd’hui on va parler de Skate Story (donc) un titre développé par Sam Eng et édité par Devolver Digital. Le titre est sorti le 8 décembre dernier sur PC, PS5 et Nintendo Switch 2.

Préparez-vous parce que je vais vous proposer une plongée dans les enfers avec ce titre, un jeu fou, psychédélique, où on incarne un skateur de verre qui doit filer en skateboard à travers l’enfer. Oui oui, vous avez bien lu. Alors est-ce que ce spitch assez fou augure un bon jeu ? La réponse dans ces prochaines lignes.

Un pacte avec le Diable au milieu du chaos

Il ne va pas être facile de vous parler ouvertement du scénario de Skate Story, car il est volontairement cryptique et on a l’impression qu’il jette ses idées un peu partout. Pourtant, je pense qu’il y a de vraies choses à dire derrière tout ça. Notre skateur, sous son apparence de verre, reflète toute sa fragilité et signe un contrat absurde et perdu d’avance avec le Diable pour manger 7 lunes. Mais le tout s’accompagne d’un sentiment de liberté grisant apporté par le skateboard, vrai porte-étendard de cette liberté justement, dans un enfer psychédélique et fou.

Plus on avance, plus on “comprend”, si on peut dire ça. On a littéralement signé un pacte avec le Diable pour reprendre notre forme humaine. Mais pour cela donc, on devra avancer dans les strates de l’enfer et manger les 7 lunes qui s’y cachent. Qui a dit que tout cela avait un sens ? Skate Story, c’est ce genre d’œuvre que chacun appréciera à sa façon, avec ses mots et sa sensibilité. Ou bien on y sera totalement hermétique.

Skate Story, c’est ce genre d’œuvre que chacun appréciera à sa façon.

De mon côté, encore plus que par la folie des situations et l’aspect singulier du jeu, c’est sa musique qui m’a frappé. La bande-son signée par Blood Cultures matche parfaitement. Cette musique m’a touché, happé, et vraiment c’est l’un des très gros points forts du jeu. C’est une expérience sensorielle complète qui mérite votre attention si vous cherchez quelque chose qui sort de l’ordinaire, malgré ses quelques soucis de découpage et de rythme.

avis Skate Story

Un trip hypnotique pour les oreilles

Les musiques sont donc un régal pour les oreilles, délicieusement chill, envoûtantes. Nos rides à toute vitesse en skateboard ont presque quelque chose d’hypnotique. Comme je le disais, le style de Blood Cultures matche parfaitement avec l’ambiance. On est sur de la pop psychédélique, avec parfois quelques notes d’électro.

Le style de Blood Cultures matche parfaitement avec l’ambiance.

Mais le plus fort, c’est que le tout réagit parfaitement à ce qui se passe à l’écran : notre vitesse, nos tricks… Parfois la musique ralentit, parfois elle accélère. Elle donne une sorte de sensation réconfortante qui tranche avec le fait d’être un skateur dévalant les enfers en skateboard à toute vitesse. Vraiment, c’est l’un des très gros points forts du jeu. Elle enveloppe l’expérience et nous maintient dans cet état de « flow » si particulier.

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Entre arcade et simulation

L’une des premières questions que je me suis posées avant de lancer le jeu concerne les sensations que j’allais retrouver manette en main. J’ai joué à beaucoup de jeux de skate durant ma vie de joueur, j’ai commencé gamin avec les cultes Tony Hawk, et ensuite j’étais fou amoureux de la trilogie Skate d’Electronic Arts que j’avais parcourue sur Xbox 360.

J’avais pas vraiment de préférence entre l’aspect arcade de Tony ou l’aspect simulation de Skate, et j’ai été satisfait, car pour moi on pioche un peu des deux dans cet avis Skate Story. Forcément, avec un personnage en verre, difficile de faire du 100 % simulation, donc je trouve le jeu assez permissif, notamment sur l’atterrissage après un saut ou sur différents petits contacts.

Le jeu propose une approche équilibrée et agréable manette en main.

En revanche, il demande pas mal de dextérité pour réaliser des figures à pleine vitesse, et dans le bon timing. C’est donc pour moi une approche équilibrée et agréable manette en main, même si je dirais qu’on est quand même plus proche d’un Tony Hawk au final. Il y a d’ailleurs une grosse référence à ce dernier dans un niveau, mais je n’en dis pas plus.

Les contrôles du titre sont assez particuliers : on doit faire des tricks en actionnant les gâchettes L1, L2, R2, etc., et en appuyant sur Rond pour sauter. Le titre ne demande pas forcément de faire des scores fous, mais pousse plutôt aux combos. On va d’ailleurs apprendre de nouveaux tricks tout au long de l’aventure (nollie, manuel, grind, 180, etc.). Le but sera plutôt de varier toutes ces techniques, le tout allié à une prise de vitesse et de hauteur pour générer des scores impressionnants.

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Claquer le combo

C’est à nous de savoir quand terminer le combo, car en appuyant sur Carré avant de toucher le sol, cela permettra de le “claquer” et d’y mettre un terme. Je parlais de “claquer” sa planche pour finir un combo un peu plus haut, et c’est au final vraiment une feature qui m’a marqué. En général pour finir un enchaînement dans les jeux du genre, on arrête les figures et cela se fait tout seul.

Claquer sa planche pour marquer des points est particulièrement satisfaisant.

Ici, c’est à vous de décider quand le combo doit prendre fin. Donc on se pose toujours la question : “est-ce que j’essaye de faire plus que ces 20 000 points ?” ou “c’est déjà pas mal, je claque à la prochaine figure pour sécuriser”. Le tout est malin, car renforcé par le risque inhérent à notre personnage fait de verre. Donc ouais, “claquer” ses points dans Skate Story, en frappant le sol avec sa planche, c’est particulièrement satisfaisant. Les points vont notamment permettre de battre des boss avec des barres de vie qu’il faudra faire tomber en faisant des tricks.

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Un personnage en verre (Duralex)

Notre personnage est entièrement constitué de verre. Oui oui, du verre. Vous voyez le problème venir pour faire du skateboard ? Une chute, voire même juste un trottoir un peu trop haut, et il se brise en plusieurs morceaux. Alors déjà, esthétiquement, le fait de voir notre personnage éclater en mille morceaux, c’est plutôt très stylisé. Et rassurez-vous concernant la difficulté, ce n’est pas trop punitif. Bon forcément, vous allez vous casser, encore et encore. Mais l’échec n’est pas trop punitif, vous reviendrez assez souvent peu de temps avant votre chute, ce qui n’engendre pas trop de frustration. Le jeu n’est pas là pour ça.

La fragilité du personnage engendre une dualité intéressante.

En revanche, la fragilité du personnage engendre une dualité intéressante. Car plus on va vite, plus on enchaîne les tricks et plus on se sent puissant. Sans pour autant oublier qu’on est fragile comme un verre Duralex (vous avez la ref ?). Et donc on a à la fois la sensation grisante de se dire qu’on veut aller toujours plus vite et enchaîner les dingueries, mais en même temps de se dire : attention à ce petit trottoir, il pourrait bien m’éclater, littéralement. C’est cette tension constante qui donne tout son sel au gameplay.

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Skate Park

Même si les niveaux, les affrontements de boss et le déroulé des défis sont assez variés, il y a une certaine redondance qui s’installe assez vite dans le découpage du titre. On arrive dans une zone ouverte, on a un objectif à remplir, comme trouver des mots pour qu’un pigeon puisse écrire un contrat (oui, oui), cela amène deux défis. Une fois réussi, on aura l’épreuve finale, qui nous permettra “d’affronter” la lune afin de pouvoir la manger. Ce classicisme de la structure globale peut peser.

Au fur et à mesure de l’avancée dans l’aventure, on parcourra donc différentes zones. Elles sont assez différentes dans leur approche et leur structure, mais esthétiquement elles ne changent pas tant que ça. Je veux dire, c’est dommage de ne pas en avoir profité pour glisser des spécificités. Comme une zone froide avec de la glace, qui changerait la façon de glisser. Dommage, cela aurait apporté plus de variété et peut-être moins d’effet de redondance. Heureusement, les 3 derniers chapitres redonnent un vrai souffle à la fin de l’aventure, allant toujours plus dans le loufoque, le surprenant, le psychédélique et cassant un peu la formule.

Au milieu du titre, la structure des niveaux se ressemble un peu trop.

Il y a bien quelques collectibles à trouver, souvent des stickers. On peut aussi se rendre dans un “gift shop” pour acheter de quoi personnaliser sa planche avec des âmes, bien évidemment ! Pour gagner ces dernières, il faudra accomplir différents petits objectifs optionnels. Ça ravira les complétionnistes, mais rien d’obligatoire.

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Steam Deck à roulettes

J’ai testé le jeu sur Steam Deck, les couleurs psychédéliques du titre sont très bien mises en avant par le sublime écran OLED de l’appareil de Valve. C’est un régal visuel constant. Concernant les réglages, je recommande les réglages préconisés directement, et de mettre la fréquence d’image à 45 fps. Pourquoi ? Parce qu’à 60, on peut avoir des drops de FPS avec les effets lumineux, ce qui peut être gênant. Mais globalement, l’expérience en portable est géniale ! Vraiment, c’est plaisant du début à la fin, je recommande le jeu sur ce support.

Sur Steam Deck les couleurs psychédéliques du titre sont très bien mises en avant par le sublime écran OLED de l’appareil de Valve.

Cependant, tout n’est pas parfait techniquement. Le jeu a quelques soucis de sous-titres. Il propose bien une traduction en français, mais à plusieurs reprises, j’ai eu des dialogues partiellement traduits, voire pas du tout pendant plusieurs minutes d’affilée. Alors ce n’est pas le jeu le plus verbeux du monde, mais c’est dommage quand même, surtout quand on essaie de saisir les nuances de cet univers.

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Avis Skate Story : Fiche d’identité du jeu

🏢 ÉditeurDevolver Digital👥 Public12+
🛠️ DéveloppeurSam Eng🤝 Fourni par l’éditeurOui
📅 Date de sortie8 décembre 2025💻 Testé surPC & Steam Deck OLED
🎮 PlateformesPC, PS5, Switch 2⏱️ Temps de jeu5h30 (terminé)

✅ POINTS POSITIFS

❌ POINTS NÉGATIFS

➕La direction artistique psychédélique et unique ➖Une structure de niveaux un peu répétitive
➕L’OST magistrale signée Blood Cultures ➖Quelques soucis de traduction FR (sous-titres)
➕La feature satisfaisante du « claquage » de planche ➖Manque de biomes impactant la glisse (glace, etc)
➕Sublime sur l’écran du Steam Deck OLED
➕Le mix réussi entre arcade (Tony Hawk) et style
➕Un univers onirique et cryptique fascinant

Note : 15/20

Noopinho
Noopinho

Explorateur du paysage vidéoludique et grand dévoreur de RPG (quand j'ai le temps).

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