Avis – Avowed, voyage dans les Terres Vivantes
Salut à tous, et bienvenu dans cet avis sur Avowed !
Vous savez, j’aime bien donner un peu de contexte à mes avis. Il faut donc déjà savoir une chose, j’adore le studio derrière le jeu dont je vais vous parler aujourd’hui : Obsidian.
Ils ont développé mon Fallout préféré : New Vegas, mais aussi le génial South Park The Stick of Truth, ou encore dernièrement un autre coup de cœur : The Outer Worlds. Je suis toujours conquis par la qualité des écrits du studio.
Donc j’étais un peu fébrile au moment de lancer Avowed, dernier jeu en date d’Obsidian. Il est sorti le 18 février dernier sur PC et Xbox Series, et il est disponible dans le Xbox Game Pass. Est-ce que comme la plupart des jeux du studio, il a su me séduire ? La réponse à la fin de ce test !
Divin
Entrons dans le vif du sujet de cet avis sur Avowed, et parlons de son histoire. On incarne un personnage que l’on pourra créer, mais qui sera obligatoirement un émissaire de l’Empire d’Aedyr. On va être envoyé par l’empereur, afin de combattre un mal qui sévit sur les Les Vivantes, un ensemble d’îles.
Ce mal se nomme le Malrêve, et votre but sera donc de l’endiguer. Il a notamment la fâcheuse tendance à corrompre la nature, les ressources, mais également les êtres vivants qui deviendront des sortes de zombies à la sauce fleurie.
Ce mal se nomme le Malrêve, et votre but sera de l’endiguer.
Mais ce n’est pas la seule composante de l’histoire. Il faut savoir qu’en plus d’être un émissaire, vous êtes aussi un divin. Un être qui est en « relation directe » avec un Dieu de l’univers de Avowed. Ce sont des êtres très rares, mais vous encore plus, car la particularité, c’est que vous ne savez pas de quel Dieu vous êtes un divin. Cette relation sera d’ailleurs centrale durant l’aventure qui aura son lot de rebondissement et de péripéties, mais comme à mon habitude, je ne vous gâcherais pas la surprise.

Un panier garni sauce lore
Pour être honnête, j’ai un peu été perdu au départ du titre d’un point de vue narratif. Il faut savoir que Avowed se déroule dans l’univers de Pillars of Eternity, autre jeu de Obsidian que je n’ai jamais parcouru. On sent bien que le lore est déjà en place et super développé, mais il m’a fallu plusieurs heures pour m’acclimater avec toutes les informations, et pourtant j’adore les univers bien fournis et détaillés.
Une fois cela fait en revanche, j’ai tout de suite retrouvé mes repères, et me suis souvenu pourquoi j’aime Obsidian : leur qualité d’écriture. L’histoire est bien ciselée et va monter en enjeux au fur et à mesure. Elle a su me tenir en haleine jusqu’à la dernière minute. D’ailleurs, je vais vous préciser quelque chose immédiatement, je ne vous invite pas à parcourir le jeu en ligne droite. Prenez le temps de parcourir les quatre zones ouvertes qui le composent, et de faire les quêtes secondaires. En effet, une quête qui peut paraître anodine peut entraîner des répercussions sur l’histoire principale, sans que ça nous soit jeté au visage, et j’ai trouvé ça génial.
Je me suis souvenu pourquoi j’aime Obsidian : leur qualité d’écriture.
Autre point pour lequel est connu Obsidian, c’est son système de choix et factions. Tout est là une fois encore, mais ce que j’ai particulièrement adoré, c’est que les choix ne nous sont pas jetés aux visages. Un peu comme je l’avais souligné pour Don’t Nod avec Life is Strange : Double Exposure, les choix sont ici assez organiques, on ne nous dit pas clairement « ATTENTION, VOUS ALLEZ FAIRE UN CHOIX IMPORTANT ». Et je trouve ça malin qu’Obsidian est également choisi cette voix.
En revanche, si je devais soumettre un petit bémol sur l’écriture, cela concernerait les compagnons. On va en recruter 4, qui ont des personnalités et des histoires bien différentes, mais aucun des quatre n’a réellement su me marquer. Pourtant, les développeurs ont essayé de reprendre le système de feu de camp de Baldur’s Gate 3, dans lequel on peut débriefer tranquillement et discuter avec ses compagnons. Mais rien n’y fait, je n’ai tout simplement pas réussi à être réellement attaché à eux.

C’est dans les vieux pots
On a fait un point sur l’histoire, parlons maintenant du gameplay de Avowed. On est sur un RPG occidental assez classique finalement, dans la même veine que le légendaire Skyrim pour situer un peu.
Ce qui m’a tout de suite un peu décontenancé, ce sont les combats. Vous pourrez la jouer guerrier, rôdeur ou bien mage pour varier les plaisirs. Personnellement j’ai décidé de la jouer bourrin avec un guerrier. En fonction des armes équipées, les attaques vont varier. J’ai choisi le classique épée/bouclier pour ma part. Un clic pour taper, un clic pour se protéger. Et quelques raccourcis clavier pour envoyer des capacités spéciales, mais également celles de nos compagnons.
Le problème, c’est que le tout manque un peu d’impact. Ce que je pouvais facilement pardonner à un Skyrim, il y a plus de 10 ans, est aujourd’hui un peu plus dur à accepter. Les affrontements manquent un peu d’intérêts et d’impacts à mon sens. On a parfois l’impression de taper dans de la mousse. Après ça reste jouable quand même évidemment, mais ce n’est pas dans les combats que j’ai pris le plus de plaisir.
Il y a toujours quelque chose dans notre champ de vision qui va attirer notre curiosité et nous donner envie d’explorer.
En revanche, un point m’a agréablement surpris : l’exploration. On a un monde découpé en 4 grandes zones ouvertes comme je le disais. Et on pourra se balader librement dans les Terres Vivantes. On n’échappe assurément pas aux traditionnelles quêtes annexes données par des PNJ. Mais si vous voyez, au détour d’un chemin, une grotte étrange par exemple. Alors, allez-y, vous pourrez y trouver du loot, du lore ou même une quête bien cachée. La narration environnementale est une des forces des jeux Obsidian en général, et c’est ici encore le cas. Il y a toujours quelque chose dans notre champ de vision qui va attirer notre curiosité, et nous donner envie d’explorer une quelconque bâtisse abandonnée ou une tour lugubre.
Autre élément sur lequel je n’attendais pas Avowed, c’est son exploitation de la verticalité. On va pouvoir, et surtout devoir grimper un peu partout. Il y a souvent des passages secrets en hauteur, et un peu de grimpette à effectuer. On n’est pas dans Mirror’s Edge, mais ça donne une autre vision sur le jeu et ça fonctionne super bien.

Le juste temps
Pour finir Avowed, il m’aura fallu 30 heures, en prenant le temps d’explorer et de faire une grosse partie des quêtes secondaires. Cela peut paraitre peu pour un RPG, mais n’ayant plus le temps d’accord 100 heures par jeu en 2025, c’est une durée de vie que j’ai trouvée parfaite. Pour ceux qui veulent rusher la quête principale (mais je ne vous le conseille pas du tout), vous pourrez même voir le générique final en 15 heures à peu près.
J’ai trouvé la durée de vie absolument parfaite.
Cette durée de vie de 30 heures, en ayant fait une bonne partie du contenu, permet de ne pas faire une indigestion du titre. Combien de jeux j’ai lâché au bout de 40-50h, parce que j’en avais un peu marre de toujours répété la même boucle de gameplay. Même si ici les combats ne seront pas beaucoup plus intéressants sur la fin, le rythme de la narration permet d’avoir un parfait dosage de la durée de vie sans cette pénible sensation de remplissage.

Le Malrêve
Du côté de la technique du titre, je l’ai parcouru sur PC, et je dois dire que je n’ai eu aucune mauvaise surprise ou bug. Le jeu est bien optimisé et tourne parfaitement sur ma configuration. J’ai trouvé les effets de lumières, et les reflets à tomber par terre.
La direction artistique quant à elle plaira, ou non. Elle me rappelle un peu, du moins dans ses tons, les couleurs assez clinquantes et chatoyante de Dragon Age : The Veilguard notamment. Personnellement, je trouve que ça fonctionne très, bien, mais c’est une question de goût.
J’ai trouvé les effets de lumières et les reflets à tomber par terre.
En revanche, je ne peux pas en dire autant des modèles de personnages. Même s’il y a du mieux par rapport à The Outer Worlds par exemple, on reste sur quelque chose de très basique pour 2025. Les expressions faciales sont assez figées, et quand on a joué à Baldur’s Gate III, ça fait un peu tâche. Il faut aussi noter le nombre de modèles de PNJ qui est assez faible, et oui, ce sera encore un peu la foire aux clones…
Enfin, concernant la partie sonore, je n’ai pas grand-chose à reprocher. Les musiques sont de très bonnes factures, et l’ambiance lors de mes balades dans les Terres Vivantes étaient assez agréables. Le doublage est, lui aussi, de très bonne qualité. On regrettera juste qu’il ne soit pas proposé en français, car il y a beaucoup de lignes de textes, et cela aurait fait un plus.

Fiche d’identité du jeu
Edité par | Xbox Game Studios | Public | +16 |
Développé par | Obsidian Entertainment | Fourni par l’éditeur | Oui |
Date de sortie | 18/02/2025 | Testé sur | PC |
Plateformes | PC et Xbox Series | Temps de jeu | 30h |
POINTS POSITIFS | POINTS NÉGATIFS |
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Une histoire prenante et haletante | Des compagnons pas vraiment mémorables |
Un univers fourni et détaillé | …mais pas simple à appréhender au départ |
Des quêtes secondaires intéressantes qui peuvent avoir un impact sur l’histoire principale | Des combats qui manquent de punchs |
Une exploration encouragée et encourageante | Des modèles de PNJ qui se répètent et qui ne sont pas très réussis |
La verticalité du game design | |
Une durée de vie bien ajustée | |
Une DA colorée et plaisante |
Note : 16/20
Pour savoir si vous allez aimer Avowed, c’est finalement assez simple. Si vous aimez le travail de Obsidian en règle générale, vous pouvez foncer. Si en revanche, vous recherchez un gameplay profond, avec des combats haletants, vous pouvez passer votre tour. Si cependant, comme moi vous adorez la narration bien ciselée, avec un univers riche, cohérent et prenant, alors vous allez aimer Avowed. Il ne sera pas mon jeu Obsidian préféré, mais il restera une aventure que j’ai pris plaisir à découvrir. Et maintenant je suis encore plus impatient de découvrir The Outer Worlds 2…
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